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6 millions

de déplacés internes en Irak (dont 1,8 millions n’ont toujours pas pu rentrer chez eux)

6,7 millions

de personnes ont besoin d’assistance humanitaire

La situation

Soutien aux victimes de l’organisation de l’État islamique

Les combats qui ont touché depuis 2014 le nord et l’ouest de l’Irak ont conduit 6 millions d’Irakiennes et d’Irakiens à se déplacer. Près de la moitié d’entre eux se sont réfugiés au Kurdistan et dans les régions avoisinantes. Kurdes, Yézidis, chrétiens ou musulmans, la plupart d’entre eux ont fui pour échapper à la progression rapide de l’organisation de l’État islamique.

Constamment exposés à la violence et à la peur, ils font face à une situation humanitaire dramatique : insalubrité, manque d’hygiène, accès aux soins très difficile, etc. Les habitants directement exposés au conflit, les populations déplacées à l’intérieur du pays, les réfugiés venus de Syrie et les populations des régions d’accueil sont autant de victimes directes ou indirectes de ce conflit.

Les services publics sont engorgés et sous haute pression. Le système de santé et l’accès aux établissements de santé sont gravement compromis par l’insécurité qui sévit dans le pays et met en danger les personnes déplacées tout comme les communautés d’accueil.

L’accès aux soins de santé primaires est considéré comme l’une des principales priorités pour les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI), qui retournent dans leur région d’origine après la défaite de l’État islamique, ainsi que pour la population hôte dans les zones où les centres de soins de santé primaires sont surpeuplés ou épuisés par manque de ressources (personnel médical, fournitures médicales, etc.).

Suite au génocide commis en 2014 par l’organisation de l’État islamique contre leur communauté, les Yézidis ont massivement fui leur région d’origine, le Sinjar, dans le nord-ouest de l’Irak. Cinq ans après, certains villages n’ont toujours pas été déminés et la reconstruction s’annonce lente tant la région est délaissée par le gouvernement central de Bagdad. La région subit la présence de multiples groupes militaires et paramilitaires plus préoccupés par la défense de micro-bouts de territoire que celle de la population qui n’en est pas plus rassurée sur un possible retour de groupes armés, comme l’organisation de l’État islamique. Pour ceux qui sont restés ou qui sont rentrés, l’accès à des services de base (tels que la santé) dépend essentiellement de la présence d’ONG internationales comme Médecins du Monde.

Notre action

Depuis 2014, Médecins du Monde est intervenu dans les camps de déplacés internes du gouvernorat de Dohuk, au Kurdistan irakien. Aujourd’hui, dans le camp de Chamesku, des équipes médicales proposent aux populations déplacées et extrêmement fragilisées des soins de santé primaires et de santé sexuelle et reproductive, des soins pédiatriques, un soutien psychosocial, du dépistage nutritionnel et des séances d’éducation à la santé.

Plus au sud, dans le gouvernorat de Kirkouk, Médecins du Monde a mis en place trois cliniques mobiles en 2015 pour répondre à l’afflux majeur de nouveaux déplacés et aux besoins des populations hôtes. Aujourd’hui, l’association appuie un centre de soins dans la banlieue de Kirkouk et s’apprête à en ouvrir deux autres dans la province en 2019. Des soins de santé primaires (y compris des soins de santé sexuelle et reproductive) et un soutien psychosocial sont proposés dans ces centres.

 

En 2016, Médecins du Monde a étendu son intervention dans le gouvernorat de Ninive. Nos équipes sont présentes dans le Sinjar pour reconstruire le système de santé dans une région particulièrement impactée par la guerre et le génocide qui a frappé la communauté Yézidie. Notre action est déterminante pour permettre à des milliers de personnes d’avoir accès à des services de soins et à un soutien psychosocial. En 2019, dans l’est de la province, Médecins du Monde devrait commencer à soutenir des centres de soins dans et aux alentours de la ville de Mossoul.

Pour mieux faire le lien avec les autorités fédérales, Médecins du Monde a ouvert un bureau de liaison à Bagdad fin 2018. La coordination de la mission en Irak est, elle, toujours basée à Erbil dans la région autonome du Kurdistan irakien.

 

Nos actions

  • Offre de soins de santé primaires et de services de santé mentale aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil (particulièrement aux personnes les plus vulnérables dans les camps et les communautés de personnes déplacées)
  • Travail avec les autorités sanitaires afin de déployer une stratégie d’intervention axée sur les cliniques mobiles et le soutien des centres de santé, le tout en étroite collaboration avec les directions de santé au niveau des districts et du gouvernorat

Régions d’intervention (2019) : provinces de Dohuk (Kurdistan), de Ninive et de Kirkouk

Notre impact

En 2018, nous avons dispensé :
  •  97 705 
    consultations médicales dans les centres de soins de santé primaires appuyés par Médecins du Monde
  • 10 682 
    consultations en santé sexuelle et reproductive
  • 5402
    consultations en santé mentale et soutien psychosocial

Nos partenaires

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Historique

1990

Seconde guerre du Golfe.

1991

Missions chirurgicales, traitement des enfants malades, formation des soignants.

2000

Création d’unités de soins post-opératoires pédiatriques dans 4 hôpitaux de Bagdad.

2003

Soutien d’urgence aux structures de santé pendant la guerre.

2004

Médecins du Monde quitte le pays pour des raisons de sécurité.

2006

Programmes d’amélioration de la prise en charge des soins d’urgence.

2011

L’association quitte à nouveau le pays pour raisons de sécurité.

2014

Depuis 2014, Aide d’urgence aux populations déplacées au Kurdistan irakien.

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