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Bangladesh

671 000

réfugiés Rohingyas nouvellement arrivés du Bangladesh depuis le 25 août 2017

55%

des réfugiés Rohingyas sont des enfants et nouveaux nés

5 586

violences basées sur le genre ont été rapportées depuis le 25 août 2017

La situation

L’exode des Rohingyas

Les discriminations envers la minorité rohingya dans l’État du Rakhine, une région pauvre à l’ouest de la Birmanie, ont pris des proportions dramatiques. Apatrides, exclus d’accès aux services publics et privés de libertés, rejetés et stigmatisés, les Rohingyas sont la cible de nombreuses exactions depuis des décennies. L’ONU parle aujourd’hui d’épuration ethnique. Cela a forcé plus de 650 000 personnes, dont plus de 80% sont de femmes et des enfants, à traverser la frontière du Bangladesh pour s’y réfugier.

 

Dans le district de Cox’s Bazar, à l’extrême sud du Bangladesh, la population rohingya, qui a presque atteint le million de personnes, s’entasse dans des camps de fortune. Épuisés par la marche, profondément traumatisés et démunis, ces réfugiés doivent encore affronter des conditions de vie extrêmement précaires, le manque d’abris, d’infrastructures sanitaires, de nourriture, d’eau, de soins, la promiscuité et le risque de contracter des maladies contagieuses.

 

Des conditions de vie déplorables

Les conditions sanitaires dans les camps de Cox’s Bazar qui s’agrègent les uns aux autres sont extrêmement critiques, et se dégradent à mesure que le nombre de réfugiés augmente : 60 000 naissances sont prévues dans les camps d’ici la fin de l’année. L’absence d’eau potable et les déchets qui s’accumulent font craindre la propagation d’épidémies, alors même que l’accès aux services de santé, à une prise en charge psychologique adaptée ou à une couverture vaccinale suffisante, pour n’en citer que quelques-uns, reste très difficile.

 

La situation est d’autant plus alarmante que la saison des pluies/la mousson est imminente, et que le risque de cyclones et d’inondations est fort, ce qui rend cette population encore plus vulnérable. Actuellement, les priorités sanitaires sont l’épidémie de diphtérie et les traumatismes physiques et psychologiques engendrés par la violence, notamment par la violence liée au genre.

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Notre action

Face à l’ampleur de la catastrophe, Médecins du Monde a intensifié sa réponse dès les premiers jours de la crise, en travaillant avec des partenaires locaux, tels que Gonoshasthaya Kendra (GK) et Bangladesh national women lawyers association (BNWLA).

 

Trois cliniques mobiles ont été installées à Kutupalong MS, Mainnerghona and Unchiprang, permettant de conserver des ressources médicales dans des conditions acceptables, et surtout d’assurer un accès à des services de santé primaire pour les familles, à des services de santé maternelle rendant possible des suivis de grossesse et des accouchements sûrs pour les femmes enceintes, ainsi qu’à des services psychosociaux et de santé mentale pour les personnes traumatisées, dont les victimes de violences sexuelles et basées sur le genre.

 

Aujourd’hui, ce sont plus de 149 000 enfants, âgés de 6 mois à 6 ans, qui ont été vaccinés contre la diphtérie et 412 consultations prénatales et postnatales qui ont été effectuées.

Notre impact

En janvier et février 2018 :
  • 5 919
    consultations médicales curatives
  • 587
    consultations en santé mentale et psychosociale
  • 412
    consultations prénatales et post-natales

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