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Témoignage: Plus d'un mois après les explosions de Beyrouth

Survivante de l’explosion de Beyrouth, Dalal se remémore l’explosion dans sa maison en ruines où elle vit avec son mari, près du port. Assise devant ce qui était autrefois une fenêtre, Dalal revit le moment de l’explosion : « Je criais. Le neveu de mon mari était coincé sous une porte. Il n’y a aucun moyen de me sortir cette scène de la tête ! ».

 

Plus d’un mois après l’explosion, elle souffre encore de troubles de l’alimentation et du sommeil à cause du terrible événement. « Chaque fois que je m’apprête à manger, je me souviens de toutes les personnes qui ont perdu leurs mains et leurs jambes […] Comment puis-je manger alors que beaucoup d’autres ne sont pas capables de prendre une seule bouchée ? ». Au cours des trois dernières semaines, Dalal n’a pas quitté sa maison et n’a pas accepté de rester ou de dormir seule.

 

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Dany, psychologue chez Médecins du Monde, a rendu visite à Dalal et à son mari pour leur proposer des séances de psychothérapie et de soutien psychosocial (MHPSS) ces dernières semaines. Suite à ces séances et avec le soutien de son mari, Dalal a récemment réussi, pour la première fois après l’explosion, à sortir et même à rester seule à la maison. « Je suis même allée au port, où la destruction a été totale. Je suis restée là et j’ai observé la scène », dit-elle.

 

Elle ajoute : « Au début, j’avais peur d’exprimer ma peur jusqu’à ce que Dany m’explique que c’est tout à fait normal d’exprimer ce que je ressens […] il m’a dit qu’il est normal d’avoir peur après l’explosion. Ils m’ont donné de la force ! J’ai senti que quelqu’un m’aidait ».

 

*Les noms ont été changés pour préserver la confidentialité

 

À propos de la réponse de Médecins du Monde suite à l’explosion de Beyrouth :

En réponse à l’explosion de Beyrouth, Médecins du Monde mène, depuis le 7 août, des interventions (consultations et suivi à domicile, séances de sensibilisation, séances de premiers secours psychologiques, services intégrés de santé mentale en partenariat avec la clinique mobile AMEL) à Karantina, l’une des zones les plus touchées par l’explosion. En outre, une équipe de spécialistes de la santé mentale a assuré des interventions à distance grâce à la ligne d’assistance téléphonique et aux séances de sensibilisation du Centre de santé mentale communautaire de l’Hôpital universitaire Rafik Hariri.

Publié le 22/09/2020

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