Communiqués

Syrie – Médecins du Monde dénonce les crimes contre l’humanité

Montréal, 6 avril 2017 – En Syrie, la ville de Khan Cheikhoun a été ciblée par une attaque chimique. Médecins du Monde (MdM) dénonce avec force ces crimes contre l’humanité et les violations du droit humanitaire international.

A l’heure où nous écrivons, nos partenaires déplorent 160 blessés et 86 décès, mais l’état critique de certains blessés ne va malheureusement qu’alourdir ce terrible bilan.

« Les symptômes (hypersécrétion salivaire, difficultés respiratoires, nausées, vomissements, suivis de convulsions) sont ceux d’une intoxication très probable au gaz sarin. MdM s’est rapidement mobilisée en fournissant des kits de protection et de l’Atropine pour prendre en charge des victimes et des personnels soignants » explique le docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde France.

Les attaques se poursuivent en Syrie où la situation humanitaire et les capacités d’agir des acteurs humanitaires se détériorent de jour en jour. Et que dire de ces conférences de Genève qui sont dans l’affligeante incapacité d’aboutir au moindre plan de paix et d’une ONU dont les résolutions du Conseil de sécurité sont bloquées par d’absurdes vétos à répétition ? Pendant ce temps, les attaques contre les civils et les hôpitaux ne cessent de s’intensifier. 

Médecins du Monde renouvelle son cri d’alarme et son indignation. Doit-on continuer à assister impuissants, à cette tragédie qui ignore toutes les conventions de guerre et où restent impunis ces actes barbares qui gazent sous nos yeux des civils et des enfants ? Ces attaques délibérées des humanitaires où est quotidiennement violé le droit humanitaire international ?  Faut-il d’autres photos d’un enfant mort sur une plage ou d’enfants tués par des gaz chimiques pour émouvoir l’opinion internationale ?

Dirigeants de ce monde, comme l’a défendu Médecins du Monde lors de la Conférence sur l’avenir de la Syrie à Bruxelles, agissez de toute urgence pour que cessent ces crimes contre l’humanité !

En Syrie, Médecins du Monde a mis en place des cliniques fixes et mobiles pour pallier le manque d’infrastructures dans le nord du pays et ainsi offrir des soins de santé primaires et en santé reproductive à la population du Gouvernorat d’Idlib. L’association appuie également des centres de santé et des hôpitaux encore fonctionnels dans les Gouvernorats d’Alep, d’Idlib et de Deraa en médicaments, en équipement et en consommables qui manquent cruellement en ces temps de guerre.

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Renseignements :
Katharina Bourgin
Chargée des projets spéciaux et des communications – Médecins du Monde Canada
Tél. 514-573-5484
kbourgin@medecinsdumonde.ca


Crise Nutritionnelle exceptionnelle en Afrique et au Yémen – Forte mobilisation du réseau Médecins du Monde

24 mars 2017 – Plusieurs pays d’Afrique (notamment le Nigéria, le Soudan du Sud et la Somalie) et le Yémen font actuellement face à une grave crise alimentaire : Médecins du Monde (MdM) renforce ses activités et appelle à une réaction urgente de la communauté internationale pour faciliter l’accès humanitaire.

La crise actuelle est due à plusieurs facteurs : les épisodes de sécheresse successifs, les conflits et leurs conséquences (déplacements de populations, défaillance des états et insécurité). « C’est une urgence par son ampleur – elle concerne au moins 20 millions de personnes dans quatre pays – et par la difficulté d’acheminement de l’aide humanitaire.» explique le docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde.

D’après nos équipes sur place, le nombre d’enfants malnutris reçus dans nos centres est en constante augmentation par rapport à l’année dernière. La situation nutritionnelle est critique : ainsi en Somalie, près de 944 000 enfants de moins de 5 ans seraient malnutris (1) et près de 6,2 millions de personnes (plus de la moitié de la population) seraient en situation d’insécurité alimentaire. Ce chiffre s’élève à plus de 60 % de la population concernée au Yémen.

La situation sanitaire est également préoccupante : plus de 13 000 cas de diarrhées aigües ont été dénombrés en Somalie tandis que 20 000 cas de choléra sont suspectés au Yémen. « Le risque de famine, dont l’alerte a été lancée depuis plusieurs mois, va croître tant que des solutions politiques n’auront pas été trouvées. Nous appelons à une mobilisation diplomatique et financière de la communauté internationale» interpelle le docteur Jean-François Corty, directeur des Opérations internationales.

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Le réseau Médecins du Monde (2) intervient dans trois pays particulièrement éprouvés par cette crise : la Somalie, le Nigéria et le Yémen. Par ailleurs, nos équipes étudient la possibilité de développer des activités sur cette problématique en Ethiopie, au Kenya et au Soudan du Sud.

> Au Nigéria, Médecins du Monde intervient dans le but d’améliorer l’accès aux soins de santé primaires pour les populations vulnérables et prendre en charge en priorité les enfants malnutris. MdM intervient à Maiduguri auprès des populations déplacées et hôtes.

> En Somalie, Médecins du Monde intervient à Bosasso depuis 2011 sur un programme de soins de santé primaire et de santé sexuelle et reproductive en faveur des déplacés internes, des migrants et des populations hôtes. 2 Le réseau international de Médecins du Monde compte 15 associations qui, avec une charte commune, poursuivent les objectifs de soigner et témoigner.

> Au Yémen, Médecins du Monde vient en aide aux populations yéménites en appuyant 5 structures de santé dans les districts de Jehanah et de Haima (gouvernorat de Sanaa), et intervient pour l’accès aux soins de santé primaire dont la prise en charge nutritionnelle ainsi que l’appui psychosocial. Les centres ont été fortement endommagés par le conflit et nos équipes travaillent également à leur réhabilitation mais également l’approvisionnement en médicaments et autres intrants afin de les rendre fonctionnels.

(1) http://reliefweb.int/report/somalia/unicef-somalia-humanitarian-situation-report-02-1-15-march-2017

(2) Le réseau international de Médecins du Monde compte 15 associations qui, avec une charte commune, poursuivent les objectifs de soigner et témoigner.

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Renseignements :
Katharina Bourgin
Chargée des projets spéciaux et des communications – Médecins du Monde Canada
Tél. 514-573-5484
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Attentat au Mali – Une insécurité grandissante au détriment des populations vulnérables

Médecins du Monde se mobilise suite à l’attentat suicide ayant eu lieu à Gao, principale ville du nord du Mali. Le bilan provisoire de l’attaque, qui visait des combattants issus de groupes armés signataires de l’accord de paix, est de 77 morts et 98 blessés. L’ONG attire également l’attention sur l’accès humanitaire de plus en plus difficile et la sécurité qui se dégrade.

L’attaque du 18 janvier visait un camp du MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination), qui regroupe différentes factions issues des rébellions de 2012 dans l’armée malienne, signataires de l’accord de paix de juin 2014.

« Pour faire face à la situation d‘urgence, nous apportons une aide matérielle directe à l’hôpital régional de Gao, » explique Jérôme Socie, coordinateur général de Médecins du Monde au Mali. « Nous leur fournissons entre autres des solutés pour transfusion, fils de sutures et autre matériel indispensables pour le bloc opératoire. »
Au-delà de cette aide directe, Médecins du Monde apporte aussi un soutien périphérique. « L’hôpital régional de Gao est submergé par les arrivées, » raconte Jérôme Socie. « Certains d’entre eux – ceux qui souffrent de blessures plus légères – ont été accueillis au Centre de Santé de Référence soutenu par Médecins du Monde, où nous travaillons avec des médecins et une sage-femme. Nous avons également fourni 11 lits à ce centre. »

Une insécurité croissante et un accès aux populations toujours plus difficiles. Depuis juin 2015, le nombre d’incidents n’a cessé de croître dans le Nord-Mali, jusqu’à 50 par semaine. Une situation qui empêche les organisations humanitaires de faire leur travail correctement : en 2016, le nombre d’attaques visant les ONG a augmenté de 55% par rapport à 2015.

Présente dans le pays depuis 2002, Médecins du Monde est particulièrement active à Gao et à Ménaka depuis le début du conflit, en 2012. L’organisation y soutient 40 centres de santé et y effectuent plus de 70.000 consultations par an. La mission de Médecins du Monde à Gao est rendu possible grâce au financement d’Affaires Mondiales Canada.

À propos de Médecins du Monde

Créé en 1980, le réseau de Médecins du Monde (MdM) est composé de 15 délégations qui soignent, témoignent et accompagnent le changement social dans leurs pays respectifs et dans le monde entier. Depuis 20 ans, les équipes canadiennes de Médecins du Monde veillent à soutenir les besoins des personnes vulnérables en matière de santé dans des situations de conflit, de catastrophe naturelle et d’exclusion, et ce, sans distinction de leur appartenance ethnique, sociale, religieuse ou politique. Nous nous engageons à soutenir les intervenants locaux pour innover, pour développer et pour mettre en place des services de santé répondant aux besoins et aux réalités.

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Renseignements :
Katharina Bourgin
Chargée des projets spéciaux et des communications – Médecins du Monde Canada
Tél. 514-573-5484
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Bataille de Mossoul – Médecins du Monde en appelle à la protection des civils

(Paris, le 28 octobre 2016) L’opération pour reprendre au groupe djihadiste Etat islamique (EI) la ville de Mossoul a été lancée lundi 17 octobre. Médecins du Monde demande le respect du droit humanitaire international pour assurer la protection des civils et l’accès des ONG aux populations.

Près de 1,5 millions d’individus vivent dans Mossoul et cette bataille représente un grand risque pour eux. Ils pourraient se retrouver piégés par les combats ou forcer de se déplacer. Médecins du Monde exprime son inquiétude quant à la prise en charge des populations et au traitement qui leur sera réservé. Médecins du Monde – déjà présent dans les gouvernorats de Dohuk, Kirkouk et Ninewa auprès des déplacés – dispose de cliniques mobiles à proximité de Mossoul, prêtes à intervenir pour répondre aux besoins des civils. La situation en Irak est très préoccupante : on dénombre 3,3 millions de déplacés en Irak alors que 35% des médecins ont déjà fui.

Les populations se préparent à vivre des heures difficiles. « L’ultra-médiatisation de la bataille de Mossoul semble laisser espérer que les forces armées en présence, dont celles soutenues par la coalition internationale, se soucient particulièrement des civils. Nous rappelons la nécessite de respecter le droit humanitaire international qui garantit la protection des populations et l’intervention des ONG en toute indépendance » explique le docteur Jean-François Corty, directeur des Opérations internationales de Médecins du Monde.
Médecins du Monde demande la protection des populations civiles, qu’elles ne soient pas prises en otage ou victimes des stratégies militaires.

Médecins du Monde en Irak

Médecins du Monde intervient dans les camps de la région de Dohuk, au Kurdistan irakien. Dans les camps de Dawodia et de Chamisko, des équipes médicales proposent aux populations déplacées et extrêmement fragilisées des soins de santé primaires et de santé sexuelle et reproductive, des soins pédiatriques, un soutien psychosocial, du dépistage nutritionnel et des séances d’éducation à la santé. Plus au sud, dans le gouvernorat de Kirkouk, Médecins du Monde a mis en place trois cliniques mobiles en 2015 pour répondre à l’afflux majeur de nouveaux déplacés et aux besoins des populations hôtes. Des soins de santé primaires (y compris des soins de santé sexuelle et reproductive) et un soutien psychosocial leur sont proposés. Depuis septembre 2016, Médecins du Monde a également mis en place une clinique mobile dans le gouvernorat de Ninewa.

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Contact Presse :
Aurélie Defretin / Lisa Veran
01 44 92 13 81-14 31/ 06 09 17 35 59
presse@medecinsdumonde.net


 

Le CLIO et le CCO se positionnent dans l’intervention en Haïti après le passage de l’ouragan Matthew

Le 12 Octobre 2016, Port-au-Prince – Nous, membres des deux plateformes de coordination d’organisations non-gouvernementales « Cadre de Liaison Inter-ONG » (CLIO) et « Comité de Coordination des ONG » (CCO), exprimons notre solidarité avec le peuple haïtien et particulièrement la population touchée par le passage de l’ouragan Matthew. Nous nous engageons ainsi dans le cadre des actions de réponses en cours d’élaboration et/ou d’implémentation à intervenir en étroite collaboration avec les communautés affectées et les autorités concernées en respectant les principes suivants:

  1. La transparence : le partage de toutes les informations budgétaires et programmatiques avec les communautés et les autorités appropriées dans le but d’assurer la meilleure utilisation possible des ressources ;
  2. La redevabilité : le rapportage systématique aux communautés, autorités et partenaires en vue de s’assurer d’une réponse conduite par et pour les populations les plus touchées et dans l’optique de maximiser de l’apprentissage des expériences passées et présentes ;
  3. L’appropriation locale : un positionnement respectant, accompagnant et encourageant les acteurs et les autorités locales et nationales pour que les projets et programmes soient les mieux adaptés aux besoins réels de la population affectées ;
  4. L’approche de droits : faire en sorte que nos interventions soient axées sur le respect des droits des populations affectées et s’inscrivent dans une dynamique de développement durable.

Cette prise de position a été agréée suite aux retours et aux réflexions menées par des acteurs sur le terrain. Ceux-ci sont reflétés dans les points ci-dessous :

  • L’importance de continuer et de renforcer la coordination au niveau central et local. Cette coordination doit au préalable se faire au niveau des évaluations et dans le cadre du SNGRD.
  • L’intervention de première urgence doit favoriser les possibilités d’achats locaux et l’approche de chaînes de valeur à travers le développement des productions dans les zones non touchées.
  • Favoriser absolument la réhabilitation des maisons au lieu des abris provisoires.
  • Mettre l’emphase sur les travaux à haute intensité de main-d’œuvre envue de redynamiser les économies locales permettant aux communautés de se recapitaliser et d’entamer des travaux de reconstruction de leur logement et de leurs moyens de subsistance.
  • Accompagner les Collectivités Territoriales à élaborer des Plans d’Aménagement du Territoire (PAT) avec le support du CIAT en suivant des dispositifs réalistes de mise en œuvre.
  • Assurer que la gestion des déchets est prise en compte systématiquement dans toutes les interventions d’urgence et de reconstruction.
  • Privilégier l’embauche de personnel national disponible et expérimenté dans le cadre notamment des interventions déjà réalisées après le tremblement de terre.
  • Favoriser les actions ayant un impact direct sur le terrain et/ou permettant de renforcer les Organismes de la Société Civile haïtiennes (OSC). Les frais alloués aux coordinations nationales et internationales ne doivent pas être exorbitants, en vue d’assurer que la grande majorité des ressources s’acheminent réellement aux communautés en besoin.
  • Décourager des campagnes de dons développant une image misérabiliste d’Haïti pouvant nuire aux dynamiques fragiles de développement notamment de la filière touristique.
  • Travailler de concert avec les autorités concernées en vue de l’optimisation des mesures de dédouanements et d’enregistrements accélérés.

Nous les membres du CLIO/CCO, exprimons nos sympathies les plus sincères aux familles des victimes de l’Ouragan Matthew. Nous réaffirmons notre volonté de vigilance par rapport à la gestion de l’aide en solidarité avec les communautés et acteurs impliqués dans la réponse d’urgence.

A propos de CLIO :

Le CLIO est une association d’ONG créée en 2005 et qui regroupe à ce jour 44 ONG haïtiennes et étrangères présentes en Haïti avant le séisme du 12 janvier 2010.  Le CLIO est un espace de concertation et d’échange et la commission Santé du Clio comprend 27 membres de la société civile haïtienne et internationale. Médecins du Monde (MdM) France coordonne cette commission santé, et le réseau MDM participe à toutes les rencontres en vue d’élaborer et mettre en œuvre les priorités du plan d’action établi par ses membres. MDM Canada assure le rôle de trésorier du CLIO, et saisit toutes les occasions de rencontres pour faire connaitre et échanger sur ses interventions.

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Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter :

Secrétaire exécutif du CLIO
Isabelle Faucon
info@cliohaiti.org
téléphone : +509 3784 5212

Représentante du CCO
Rosa ParésCanela
ccohaiti@gmail.com
téléphone :+509 3687 4818


 

Un cyclone destructeur frappe un pays toujours affaibli

(Port-au-Prince, le 05 octobre 2016) – Dans la nuit du lundi 03 octobre, le cyclone MATTHEW de force 4, le plus puissant depuis près de dix ans aux Caraïbes, a violemment frappé Haïti, alors même que le pays peine à se relever du séisme de 2010.

Au matin du mercredi 05 octobre, les zones principalement affectés sont les départements de la Grand’Anse, du Sud et des Nippes, ainsi que le bas Nord-Ouest et la région des Palmes dans le département de l’Ouest. Déjà présentes dans chacune de ces zones, les équipes de Médecins du Monde viennent en appui au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) dans les domaines de la santé maternelle et infantile, la nutrition et la lutte contre le choléra et les maladies à transmission hydrique.

Selon un 1 bilan officiel, on déplore 6 décès et les dégâts matériels sont immenses. Suite à des inondations et des glissements de terrain, un grand nombre d’infrastructures a été détruit (maisons, écoles, routes, ponts, structures sanitaires). Le pont de Petit-Goâve, unique axe de communication terrestre pour rejoindre la péninsule du Grand Sud s’est effondré, isolant cette partie du pays; il en est de même pour le bas Nord-Ouest où les principales infrastructures routières, actuellement hors d’usage, isolent certaines communes de ce département.

Nos équipes sur place sont particulièrement inquiètes quant aux conséquences sur l’état de santé de la population. Pour l’immense majorité des Haïtiens, il est en temps normal difficile d’avoir accès aux soins de santé dont ils ont besoin. Les informations dont nous disposons à l’heure actuelle font état de la détérioration de nombreuses structures sanitaires après le passage du cyclone et de grosses pertes dans les cultures agricoles et le bétail sont rapportées. Dans ce contexte, l’inaccessibilité aux structures de santé, la résurgence des maladies hydriques dont le choléra et l’insécurité alimentaire représentent des risques majeurs pour toute la population vivant dans les zones affectées.

Acteur médical de référence dans le pays, le réseau international de Médecins du Monde déploie actuellement son intervention sous la coordination des autorités haïtiennes, en participant activement aux évaluations des structures de santé, en acheminant du matériel médical d’urgence et en renforçant les équipes sur le terrain.

À propos de Médecins du Monde

Créé en 1980, le réseau de Médecins du Monde (MdM) est composé de 15 délégations qui soignent, témoignent et accompagnent le changement social dans leurs pays respectifs et dans le monde entier. Depuis 20 ans, les équipes canadiennes de Médecins du Monde veillent à soutenir les besoins des personnes vulnérables en matière de santé dans des situations de conflit, de catastrophe naturelle et d’exclusion, et ce, sans distinction de leur appartenance ethnique, sociale, religieuse ou politique. Nous nous engageons à soutenir les intervenants locaux pour innover, pour développer et pour mettre en place des services de santé répondant aux besoins et aux réalités.

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Renseignements :

Katharina Bourgin

Chargée des projets spéciaux et des communications – Médecins du Monde Canada

Tél. 514-573-5484  –   kbourgin@medecinsdumonde.ca


Médecins du Monde Canada intervient auprès des personnes migrantes à statut précaire.

Montréal, le 26 janvier 2012 –Médecins du Monde Canada offre une assistance médicale aux personnes migrantes parmi les plus vulnérables. Une première au Québec : une clinique médicale de première ligne offrant des services de soins aux personnes migrantes à statut précaire et sans couverture médicale.

En fonction depuis septembre 2011, la clinique bénéficie du soutien et de la collaboration de nombreux médecins et d’autres professionnels bénévoles. Ceux-ci accueillent et soignent les personnes migrantes sans couverture médicale et réfèrent au besoin vers des ressources spécialisées. C’est par conviction et par souci de justice sociale que de nombreux médecins s’impliquent dans cette clinique sans diminuer leurs activités professionnelles dans le système de santé public québécois.

Depuis quelques années, Médecins du Monde Canada remarque l’apparition significative d’une nouvelle réalité dans le paysage montréalais. Des personnes migrantes et leur famille se retrouvent démunies face à la maladie et l’absence d’accès à des services d’évaluation ou de prise en charge médicale.

« Médecins du Monde croit que l’accès à des soins de santé primaires est un droit et que le statut d’immigration ne doit pas constituer un facteur de discrimination ou d’exclusion. Pour nous, il est tout à fait cohérent d’offrir une assistance médicale ici à ceux qui ont en besoin comme on le fait ailleurs, dans les pays en développement. » souligne le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada. « De plus, comme mesure de santé publique, il est préférable et moins dispendieux de traiter précocement une infection ou suivre une femme enceinte que de gérer des complications qui mènent parfois, rappelle-t-il, à un décès. » .

Par le travail de proximité des infirmières de Médecins du Monde et en partenariat avec les organismes oeuvrant auprès des personnes migrantes, près de 300 personnes migrantes à statut précaire ont reçu de l’assistance au cours des trois dernières années dont la moitié en 2010-11. Au-delà de l’aspect médical, Médecins du Monde accompagne également les personnes rencontrées au niveau psychologique et social.

La réalité de personnes migrantes sans couverture médicale est lourde de conséquences. Leur santé passe bien souvent après les besoins de premières nécessités. Leur détresse n’en est que plus évidente à mesure que s’étiole leur santé physique et psychologique. À ce propos, un patient vu à la clinique témoigne : « Je souffre beaucoup. Je me demande où aller et je suis inquiet ».

Médecins du Monde Canada croit que tout comme le sexe, l’âge, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle et la religion, le statut ne doit pas être un facteur de discrimination. L’ignorer serait contraire aux valeurs et aux principes qui nous animent.

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Relations avec les médias: Sonia Djelidi
Bureau : 514 281-8998 poste 20

 

Journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté

Médecins du Monde tiendra du 14 au 30 octobre une série de conférences portant sur « l’impact de la pauvreté sur la santé dans les pays en développement« . Les conférences seront données par des membres de Médecins du Monde et de son Aile jeunesse dans les écoles secondaires et les Cégeps. Pour ce qui est des Universités et centres hospitaliers, nous avons sollicité la participation de Mme Rachel Thibeault, professeure agrégée à l’Université d’Ottawa.
Ces conférences s’inscrivent dans le cadre de la Journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté (17 octobre) et sont appuyées financièrement par l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI).

Rachel Thibeault est spécialiste en réadaptation communautaire, en prestation de soins psychosociaux et s’intéresse à l’incidence des questions liées au sens de la vie et à la justice sociale sur la santé. Elle possède une vaste expérience sur le terrain sur les questions reliées à la pauvreté et ce, dans différents pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud.

Nous vous invitons à venir écouter Rachel Thibeault :

  • Le lundi 26 octobre de 12h à 13h à l’Université de Montréal – Pavillon Roger-Gaudry salle M 415. (à confirmer)
  • Le lundi 19 octobre de 12h à 13h à l’université d’Ottawa – campus des sciences de la santé- Pavillon Roger-Guindon, salle 2149.

Entrée libre pour tous

Quelques lieux et dates des conférences à destination des étudiants:

  • École secondaire Rives Nord, Montréal – mercredi, le 14 octobre
  • Collège Jean Eudes, Montréal – vendredi, le 16 octobre
  • Université d’Ottawa – lundi, le 19 octobre (conférence ouverte au grand public)
  • Hôpital d’Ottawa – lundi, le 19 octobre
  • Cegep de Hull, Ottawa – jeudi, le 29 octobre
  • Collège Rosemont, Montréal – lundi, le 26 octobre
  • Université de Montréal – lundi, le 26 octobre (conférence ouverte au grand public)
  • Cegep du Vieux Montréal – vendredi, le 29 octobre
  • École George-Etienne Cartier – vendredi, le 6 novembre (à confirmer)

Nous souhaitons d’une part, informer et sensibiliser les jeunes et les professionnels de la santé à l’impact de la pauvreté sur l’accès aux soins mais aussi, susciter l’engagement et les échanges sur ce thème.


A venir : La journée Internationale du Sida.

UDepuis plus de 10 ans, la lutte contre le VIH-Sida est l’une des priorités de Médecins du Monde, ici même à Montréal mais aussi dans les pays d’intervention de MdM.

Cette année, pour souligner la journée Mondiale du Sida (1-12-2009), l’organisation réalisera du 23 novembre au 4 décembre 2009, une campagne de sensibilisation dans les écoles secondaires, les Cégeps, les Universités et les centres hospitaliers.
Ce projet est appuyé par l’ACDI (Agence Canadienne de Développement International)

Depuis 2007, MdM travaille avec le groupe Sexpert pour intervenir auprès des étudiants des écoles secondaires sur les thèmes liés à une sexualité saine. L’équipe Sexpert est un groupe formé d’étudiants en médecine des Universités de Montréal et de Mc Gill qui s’implique auprès des adolescents pour les sensibiliser, de manière lmdique, aux ITSS, en particulier au VIH-sida.

Nous faisons appel à des professionnels, spécialistes du thème pour intervenir dans les Cégeps, les Universités et les centres hospitaliers. En effet, nous souhaitons insister sur la problématique du Sida dans les « pays du sud«  dans lesquels Médecins du Monde intervient (Haïti, République Dominicaine, Nicaragua).C’est pourquoi, nous tenons à ce que des volontaires sur le terrain témoignent de leur expérience lors de ces conférences.

Médecins du Monde sera présent :

  • Du 23 novembre au 4 décembre à Montréal, pour la Journée mondiale du sida
  • Toute l’année scolaire, en collaboration avec l’association étudiante SEXPERTS, dans les écoles secondaires à Montréal pour la prévention sexuelle.
Les personnes qui souhaitent s’impliquer sont invitées à communiquer avec nous.
Si vous avez une expérience terrain, que vous travaillez dans le domaine de la santé, que vous maîtrisez les différents sujets ou que vous faites des études supérieures et que vous souhaitez agir à titre de conférencier(ère) ou participer au développement des contenus, si vous représentez un établissement dans lequel vous souhaitez que MdM intervienne, écrivez-nous : stagiaire2@medecinsdumonde.ca ou appelez-nous : 514 281-8998.

Une série de conférence  dans le cadre de la Journée internationale de la femme

Médecins du Monde tiendra du 4 au 11 mars prochain une série de conférence portant sur « les vecteurs de la violence faite aux femmes dans les pays en développement : l’exemple du Nicaragua ». Les conférences seront données par Silvia Suarez, coordonnatrice de l’intervention que mène actuellement Médecins du Monde Canada auprès des femmes au Nicaragua. Ces conférences s’inscrivent dans le cadre de la Journée internationale de la femme (8 mars) et sont appuyées financièrement par le programme Engagement du public de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Silvia Suarez a un diplôme en génie environnemental et en gestion du développement. En 1996, avec l’appui de l’Agence canadienne de développement international, elle fonde avec des jeunes bénévoles québécois une ONG, nommée la Fondation CASIRA, dont le mandat est de veiller à la protection des enfants à haut risque social. De 2000 à 2005, elle oeuvra avec Médecins du Monde Canada sur des programmes d’aide à la santé des jeunes adolescentes et adolescents à haut risque social et victimes de violence ainsi ceux destinés au travailleuses du sexe au Nicaragua. Aujourd’hui, elle coordonne un nouveau projet de Médecins du Monde Canada qui vise à améliorer les conditions de santé sexuelle et la réduction de la violence faite aux femmes dans la région de Matagalpa.

Ces conférences se tiendront :

  • Mercredi le 4 mars : Bibliothèque Saint-Jean-sur-Richelieu de 19 h 00 à 20 h 00
  • Jeudi le 5 mars : CEGEP de Maisonneuve de 12 h 00 à 13 h 30
  • Vendredi le 6 mars : CEGEP Saint-Laurent de 12 h 00 à 14 h 00
  • Lundi le 9 mars : UQAM de 12 h 30 à 14 h 00
  • Mercredi le 11 mars :
    • Université Laval à Québec de 12 h 00 à 13 h 30
    • CEGEP Limoilou à Québec de 17 h 00 à 19 h 00

Entrée libre pour tous


1er décembre :
L’injustice sociale tue à grande échelle

En 2000, la communauté internationale a adopté la Déclaration du Millénaire et s’est engagée, à partir des huit objectifs du Millénaire pour le développement, à enrayer d’ici 2015 la propagation du sida. Nous sommes à mi chemin du parcours menant vers la date butoir de 2015. Quel est donc le bilan ?

Depuis la Déclaration du Millénaire, le nombre de personnes nouvellement contaminées par le VIH a diminué, passant de 3,0 millions en 2001 à 2,7 millions en 2007 (ONU, 2008). De plus, grâce à l’amélioration de l’accessibilité aux traitements antirétroviraux, le nombre de personnes qui meurent du sida a reculé, passant de 2,2 millions en 2005 à 2,0 millions en 2007 (ibid.).

Malgré les progrès réalisés, l’épidémie mondiale du sida continue de faire des ravages. En 2007, on estimait à 33 millions le nombre de personnes atteintes du VIH à travers le monde (ONUSIDA, 2008). Chaque jour, 7 500 personnes sont nouvellement infectées par le VIH et 5 500 personnes meurent du sida (ONU, 2008). De plus, même si le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH diminue globalement, le nombre de personnes vivant avec le VIH augmente en raison de l’élargissement des services de traitements antirétroviraux.

En 2008, ce sont toujours les pays et les groupes sociaux les plus désavantagés au niveau social, économique, culturel et politique qui sont à plus grand risque d’infection et qui sont les plus affectés par le VIH/sida. Ces inégalités de santé entre les pays et entre les groupes sociaux ne sont pas expliquées par des déterminants biologiques comme le souligne la Commission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son rapport final d’août 2008. Ces inégalités de santé s’expliquent essentiellement par les conditions différentes dans lesquelles les gens naissent, vivent, grandissent, travaillent et vieillissent. En somme, que ce soit à l’échelle mondiale ou locale, nous n’avons pas tous des chances égales face à la santé. La Commission de l’OMS sur les déterminants sociaux de la santé arrive à cette conclusion : l’injustice sociale tue à grande échelle !

Une réponse à long terme à l’épidémie du VIH/sida exigera plus que des efforts de prévention axés sur les changements de comportements de groupes à risque. Cette réponse nécessitera d’agir sur les déterminants sociaux de la maladie en agissant entre autres sur les conditions de vie, la pauvreté, les inégalités de genre et les violations des droits de l’homme.

C’est pourquoi Médecins du Monde Canada inclut depuis quelques années dans ses projets en matière de lutte au VIH/sida en Haïti, au Zimbabwe, ici même à Montréal et tout récemment au Nicaragua des interventions qui agissent sur les déterminants sociaux des personnes infectées ou vulnérables. Par exemple en Haïti, Médecins du Monde améliore la qualité de vie des personnes séropositives en leur offrant un soutien alimentaire et des services de santé intégrés. Au Nicaragua, nous mobilisons les communautés et les décideurs locaux pour la reconnaissance des droits des femmes afin de diminuer les actes de violence et les risques associés de contamination du VIH/sida. Au Zimbabwe, nous offrons des bourses d’études aux orphelins du sida.

Médecins du Monde est une organisation médicale d’aide humanitaire dont la première mission est de soigner les gens. Par ailleurs, nous savons qu’il ne peut pas y avoir de guérison sans justice sociale et que pour les plus démunis, l’amélioration de leur condition de vie ne peut se réaliser sans lois sociales et sans une approche globale qui s’adresse à l’ensemble des déterminants sociaux. Depuis plus de 10 ans, Médecins du Monde Canada s’emploie à lutter contre toutes les maladies, même l’injustice. Agissons ensemble.

Auteurs : Dr Nicolas Bergeron et Dr Shelley-Rose Hyppolite et André Bertrand respectivement président, membre du conseil d’administration et directeur général de Médecins du Monde Canada


Journée mondiale du sida 2008
Une série de conférences de Médecins du Monde Canada

Montréal, 28 novembre 2008 — Le docteur Marie Gessy Richard, coordonnatrice générale des projets de Médecins du Monde Canada en matière de lutte au VIH/sida en Haïti et en République Dominicaine, sera de passage à Montréal du 1er au 5 décembre prochain.

Tout au long de son séjour au Québec, le docteur Gessy Richard donnera une série de conférences portant sur l’intégration des soins en milieu hospitalier pour les personnes séropositives vivant dans les pays en développement. Elle s’inspirera de son expérience à Cité Soleil, en Haïti.

Voici quelques lieux où se tiendront les conférences :

  • Collège Maisonneuve : local B4431
  • Mardi le 2 décembre de 12 h 30 à 13 h 30
  • Centre Hospitalier Universitaire de Montréal : Pavillon Jeanne Mance, local 7-333,
  • Jeudi le 4 décembre de 12 h à 13 h
  • Faculté de médecine de l’Université de Montréal : Pavillon Claire McNicoll, salle Z-215,
  • Vendredi le 5 décembre de 12 h 30 à 13 h 30

Le docteur Gessy Richard sera disponible pour des entrevues toute la semaine.

Médecins du Monde Canada en Haïti
Médecins du Monde Canada réalise des interventions en Haïti depuis 1996 et demeure la seule organisation canadienne à œuvrer à Cité Soleil depuis 2002. L’organisation y a mené des missions chirurgicales, un vaste projet de santé communautaire dans la commune de Grand-Goâve et depuis 2002, soutient le Centre hospitalier Sainte-Catherine de Labouré de Cité Soleil en matière de prévention de la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant et de la prise en charge des personnes malades du sida, en plus d’y mener des campagnes de vaccination, une intervention de récupération nutritionnelle pour les enfants malnutris, et de venir en aide au fonctionnement du laboratoire, de la pédiatrie et de la maternité.

À propos de Médecins du Monde
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même dans leurs pays respectifs. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1999, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Nicaragua et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations médias : Blandine Mille au 514 281-8998
blandine.mille@medecinsdumonde.ca


LA FONDATION J. ARMAND BOMBARDIER VIENT EN AIDE
AUX EXCLUS DES SOINS À MONTRÉAL

L’organisme remet 50 000 $ à Médecins du Monde Canada
pour soutenir le Projet Montréal

Montréal, le 1 er décembre 2008 – La Fondation J. Armand Bombardier (la Fondation) a récemment offert un don de 50 000 $ à Médecins du Monde Canada afin de permettre à l’organisme d’avoir les ressources financières nécessaires pour réaliser les interventions destinées aux exclus des soins, dans le cadre de son Projet Montréal.

Dans le cadre de ce projet, les infirmières de proximité et les médecins bénévoles de Médecins du Monde Canada offrent des soins aux travailleuses du sexe, aux utilisateurs de drogue injectable, aux autochtones et aux immigrants, tout en facilitant leur réinsertion dans les réseaux de santé existants.
La Fondation apprécie particulièrement l’effort déployé par Médecins du Monde Canada pour offrir des services de soutien psychologique et d’accompagnement professionnel aux intervenants de rue œuvrant auprès de cette clientèle.

« Exposés à une clientèle en difficulté, touchée par la détresse émotionnelle, la violence familiale, les abus sexuels, les problèmes de toxicomanie, la délinquance, etc., les travailleurs communautaires sont écorchés quotidiennement, a expliqué Dr Nicolas Bergeron, psychiatre et président de Médecins du Monde Canada . Le soutien psychologique que nous leur offrons répond à d’immenses besoins et doit être maintenu. L’accès aux soins de santé des populations marginales repose sur le bien-être psychologique des travailleurs de rue. »

« Chaque année, nous devons investir beaucoup d’énergie pour réussir à ficeler le budget annuel de fonctionnement de notre Projet Montréal et ce, bien souvent au détriment du temps que nous devrions consacrer à nos interventions proprement dites , a souligné André Bertrand, directeur général de Médecins du Monde Canada. C’est pourquoi, nous sommes heureux et fort reconnaissants du généreux geste posé par la Fondation J. Armand Bombardier, car ce don, en plus d’alléger notre tâche, nous permet de maintenir la totalité de nos actions, voire de répondre davantage aux besoins auxquels notre équipe de soins fait face quotidiennement dans les rues de Montréal. »

« Médecins du Monde Canada vient en aide à des gens démunis, souvent en crise, mais qui, en tant qu’êtres humains, ont droit d’être soignés dans la dignité, a ajouté Lyne Lavoie, directrice générale de la Fondation J. Armand Bombardier, lorsqu’elle est venue remettre le chèque à l’organisme d’aide humanitaire . Pour la Fondation J. Armand Bombardier, qui souhaite contribuer au bien-être des communautés et de ses citoyens, il était tout naturel de soutenir Médecins du Monde Canada dans cette démarche . »


HAÏTI : MÉDECINS DU MONDE CANADA AUX
SECOURS DES ENFANTS DE BAIE D’ORANGE

Montréal, le 18 novembre 2008 – Médecins du Monde Canada mettra en place un centre de nutrition thérapeutique au centre de santé de Baie d’orange pour venir en aide au nombre croissant d’enfants de la région qui souffrent de malnutrition sévère depuis la série d’ouragans qui a frappé le pays au cours des derniers mois.

« Les autorités ont dépisté 31 cas d’enfants sévèrement malnutris dans la région de Baie d’orange et plusieurs d’entre eux ont été évacués d’urgence par hélicoptère afin d’être pris en charge par le service de nutrition que Médecins du Monde a mis en place à l’hôpital de Cité Soleil à Port-au-Prince, a expliqué Marie-Gessy Richard, coordonnatrice général de Médecins du Monde Canada en Haïti. Les cas ne cessent d’augmenter et une soixante d’enfants sont maintenant en attentes de soins adéquats. »

C’est pour venir en aide aux intervenants locaux que Médecins du Monde Canada dépêche aujourd’hui le
Dr Dominic Allain, pédiatre au Centre Hospitalier pour Enfants de l’Est de l’Ontario, en Haïti. Sa mission sera de soigner les enfants et de participer à la mise en place le centre de nutrition thérapeutique.
« Une nutritionniste travaillant déjà en Haïti m’accompagnera et en plus faire du dépistage, nous formerons le personnel sur place afin que celui-ci puissent dépister et traiter par lui-même les enfants après notre départ, » a ajouté le Dr Allain, pour qui il s’agira d’une première mission avec Médecins du Monde Canada.

Cette intervention d’une durée de deux mois est soutenue financièrement par l’Organisation mondiale de la santé.

Médecins du Monde Canada en Haïti
Médecins du Monde Canada réalise des interventions en Haïti depuis 1996 et demeure la seule organisation canadienne à œuvrer à Cité Soleil depuis 2002. L’organisation y a mené des missions chirurgicales, un vaste projet de santé communautaire dans la commune de Grand-Goâve et depuis 2002, soutient le Centre hospitalier Sainte-Catherine de Labouré de Cité Soleil en matière de prévention de la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant et de la prise en charge des personnes malades du sida, en plus d’y mener des campagnes de vaccination, une intervention de récupération nutritionnelle pour les enfants malnutris, et de venir en aide au fonctionnement du laboratoire, de la pédiatrie et de la maternité.

À propos de Médecins du Monde
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même dans leurs pays respectifs. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1999, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Nicaragua et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations médias : André Bertrand, 514 281-8998 ou andre.bertrand@medecinsdumonde.ca


Commission parlementaire sur l’itinérance
MÉDECINS DU MONDE PLAIDE
POUR UN MEILLEUR ACCÈS AUX SOINS

Montréal, le 30 septembre. Médecins du Monde demande aux instances gouvernementales d’améliorer l’accès aux soins de santé des personnes itinérantes en mettant à la disposition des intervenants œuvrant auprès ces personnes les ressources et les conditions nécessaires.

<< Le droit à la santé et l’accès aux soins de base sont des droits fondamentaux universellement reconnus, ils ne devraient pas être que le privilège des couches mieux nanties de notre société, a clamé le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada lors du dépôt aujourd’hui à Montréal du mémoire de son organisation à la Commission parlementaire sur l’itinérance. Les personnes itinérantes doivent être en mesure d’avoir accès aux soins dont ils ont besoins et nos gouvernements doivent appuyer sans réserve les initiatives novatrices provenant du milieu, notamment celles issues des groupes communautaires >>.

Depuis 9 ans, Médecins du Monde, accompagne les intervenants de proximité d’une trentaine de groupes communautaires, procure des soins et réalise des activités de prévention auprès des personnes itinérantes, marginalisées et exclues des soins. Selon l’organisation humanitaire, les conditions de précarité dans lesquelles vivent les personnes itinérantes et le regard négatif, voire rébarbatif que le système porte sur elles font en sorte qu’elles repoussent souvent la consultation médicale à la limite et qu’elles se présentent en état de crise dans les urgences et les autres services de santé.

<< Le recours tardif aux soins conduit souvent à des hospitalisations qui auraient pu être évitées et occasionne des coûts énormes pour notre système de santé. C’est le cas par exemple de maladies chroniques prévalentes chez les itinérants les plus âgés et les autochtones (diabète, haute pression artérielle, maladies pulmonaires) qui sont souvent mal traitées et dont les complications entraînent une perte d’autonomie et des hospitalisations de plus longue durée >>, a soutenu le Dr Bergeron.
Le travail de proximité : un remède efficace à l’accessibilité

Considérant l’attitude de méfiance, la résistance à recourir aux services de santé, la désocialisation d’un grand nombre de personnes rencontrées dans la rue, Médecins du Monde prône le développement, la reconnaissance et le financement adéquat des ressources comme Médecins du Monde qui effectue du travail de proximité, l’une des stratégies efficaces de prévention et de soins qui rejoint les personnes dans leur milieu de vie.

<< Cette pratique flexible permet à nos deux infirmières et à nos médecins bénévoles de rencontrer les personnes dans la rue, dans leur milieu, de s’apprivoiser, d’établir un lien de confiance basé sur le respect de l’individualité et sur la valorisation des personnes, d’offrir des soins de santé de base, de prévenir l’apparition de maladies graves, comme le sida, les hépatites et les infections au coeur, et de créer des ponts avec les services du réseau >>, a souligné madame Marie-Michelle Ross, coordonnatrice du projet Montréal de Médecins du Monde. Madame Ross a aussi ajouté qu’en 2007-2008, 825 personnes différentes ont été rejointes par les 2 infirmières de Médecins du Monde et ce, lors de 1 657 contacts (actions de prévention, de soins et d’accompagnement vers le réseau de la santé). De plus, 280 personnes ont été évaluées par les médecins bénévoles de l’organisation lors de 46 cliniques médicales dans 4 ressources communautaires.

Soutenir les travailleurs des groupes communautaires
Les intervenants s’investissent énormément dans leur travail au détriment de leur qualité de vie générale, en échange de salaires insuffisants et d’un fort sentiment d’insécurité. Et, ils sont confrontés dans leur travail à des problématiques souvent très lourdes, générant un sentiment d’impuissance, voire de détresse, qui les affecte dans leur vie quotidienne et personnelle.
<< Ils ont peur que les psychologues ne comprennent pas le contexte de leur travail et qu’ils ne puissent répondre à leurs besoins de façon soutenue. Le tarif – environ 80$ la séance – des psychologues est également décrit comme trop élevé pour leurs moyens. C’est pourquoi, il faut soutenir des actions destinées à rendre accessible des services de soutien psychologique aux travailleurs des organismes communautaires >>, a plaidé le Dr Bergeron, tout en précisant que Médecins du Monde offre ces services gratuitement depuis 1999.

À propos de l’organisation
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même leurs pays respectifs. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations médias : André Bertrand (514) 281-8998
Note : Le Dr Bergeron et Madame Ross sont disponibles pour des entrevues


Commission parlementaire sur l’itinérance
30 septembre 2008

Les recommandations de Médecins du Monde

  • Encourager la création de services adaptés et décloisonnés à toutes les personnes en situation d’itinérance (personne itinérante, sans-papiers) qui doivent consulter en matière de santé.
    Encourager la création et le développement de services spécialisés accessibles afin de pallier à la difficulté d’accès des personnes présentant des problématiques multiples, incluant la santé mentale et la toxicomanie;
  • Réviser la politique de répartition des personnes itinérantes entre les départements de psychiatrie des différents hôpitaux et de mettre en place un système de soins psychiatriques qui assumerait désormais toutes les hospitalisations et les évaluations urgentes en psychiatrie des personnes sans domicile fixe;
  • Prévoir un mécanisme efficace de réseautage entre les services de santé (équipes spécialisées) et les services de première ligne (incluant, les organismes communautaires);
    Généraliser à tous les hôpitaux, un protocole de gestion de la douleur pour les personnes toxicomanes;
  • Reconnaître l’apport communautaire comme un maillon essentiel dans le continuum de services, de renforcer le travail de proximité et d’encourager les approches de réduction des méfaits;
  • Sensibiliser et outiller par des formations adaptées les professionnels de la santé pour mieux comprendre les diverses réalités des personnes en situation d’itinérance afin d’apporter une réponse plus appropriée à leurs besoins;
  • Soutenir la création de sites d’injection supervisés pour répondre aux problèmes liés à l’utilisation de drogues par injection et de santé publique;
    Soutenir les intervenants par la formation sur mesure et par la supervision pour permettre de réfléchir la nature et l’impact de leur intervention auprès des populations marginalisées (en rupture, désocialisée);
  • Favoriser la mise en place de services de soutien psychologique individuel confidentiel, gratuit ou encore à coût modulé au revenu des clients, accessible et adapté à la réalité et aux besoins des intervenants des organismes communautaires;
  • Multiplier l’accès à de la formation sur mesure et de la supervision, ainsi qu’à des programmes d’aide aux employés et contribuer à de meilleures conditions d’emploi.
  • Appuyer concrètement par un financement adéquat les ressources communautaires qui accueillent les personnes en situation d’itinérance

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TEMPÊTE GUSTAV : MÉDECINS DU MONDE CANADA
INTERVIENT D’URGENCE À CITÉ SOLEIL EN HAÏTI

Montréal, le 3 septembre 2008 – Médecins du Monde Canada répond à l’appel d’urgence à Cité Soleil en Haïti, où la tempête Gustav a causé d’importantes inondations dans plusieurs quartiers, laissant des milliers de personnes sinistrées. Présente dans cette zone depuis plus de cinq ans, l’organisation mobilise ses volontaires déjà sur le terrain ainsi que le personnel médical local.

« Nous interviendrons dans les six quartiers de Cité Soleil les plus gravement touchés. Notre équipe d’urgence mettra sur pied des cliniques mobiles pour offrir des soins de santé à environ 2500 personnes sinistrées, elle distribuera des médicaments, des rations sèches et du lait aux enfants ainsi que des kits d’hygiène, a expliqué la Dr Marie-Gessy Richard, coordonnatrice générale des projets de Médecins du Monde Canada en Haïti. Nous porterons une attention particulière aux risques d’épidémie et aux infections courantes dans ce type de situation. Environ 8000 personnes bénéficieront des séances de sensibilisation pour la prévention des maladies infectieuses. »

Pour appuyer la mission d’urgence de Médecins du Monde Canada à Cité Soleil en Haïti, la population peut faire un don en appelant au 514 281-8998 ou sur le site Internet de l’organisation.

La seule organisation médicale canadienne à Cité Soleil
Médecins du Monde Canada est la seule organisation médicale canadienne qui œuvre �
Cité Soleil sans interruption depuis 2002. Actuellement, six programmes sont en cours :

  • Prévention, soins et traitement du VIH/sida
  • Vaccination et de prise en charge nutritionnelle
  • Formation sur le développement de l’enfant
  • Santé sexuelle et reproductive
  • Prise en charge de la pédiatrie à l’hôpital CHOSCAL
  • Urgence Gustav

À propos de Médecins du Monde
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même leurs pays respectifs. Pour réaliser ses projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde, fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Nicaragua et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations avec les médias – Montréal : Pascale Beaudoin
Bureau : 514 281-8998

Relations avec les médias – Haïti : Dr Marie-Gessy Richard
Cellulaire : 509 3 488 7370


La 12e édition du gala-bénéfice de Médecins du Monde Canada a amassé la somme de 105 000 $

Montréal, le 1er avril 2008 – Sous la présidence d’honneur de Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada, la 12e édition du gala-bénéfice de Médecins du Monde Canada, tenue hier soir à la salle Loft du Musée Juste pour rire de Montréal, a permis à l’organisation d’amasser la somme d’un peu plus de 105 000 $.

L’événement-bénéfice a réuni plus de 300 personnes et les convives ont bénéficié de magnifiques performances de Florence K., Catherine Major et de Monsieur Mono.

« Nous avons atteint notre objectif et nous sommes très fiers de l’implication de la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, de la participation sur scène de nos trois artistes-invités et de l’engagement des membres de notre Comité d’honneur dans la réussite de notre soirée bénéfice, a souligné le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada. La somme amassée nous permettra de poursuivre la réalisation de nos interventions en Haïti, au Nicaragua, en République Dominicaine et à Montréal où nous travaillons auprès des plus démunis et de celles et ceux qui n’ont pas accès aux soins de santé ».

À propos de Médecins du Monde Canada

Installé au Québec en 1996 à titre de bureau de représentation de Médecins du Monde Suisse, Médecins du Monde Canada est reconnu en 1999 comme une délégation à part entière du réseau international de Médecins du Monde. Faisant partie de l’une des 10 délégations du réseau international de Médecins du Monde, Médecins du Monde Canada est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationale qui a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et incluant ici au Canada, à Montréal.

Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde Canada compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds.

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Relations avec les médias :
Pascale Beaudoin
Agente de communications
514 281 8998


Journée internationale des femmes
Médecins du Monde ouvrira au Nicaragua
un centre pour femmes victimes de violence

Montréal, le 6 mars 2008 – Médecins du Monde Canada ouvrira dans la région centrale du Nicaragua le premier centre de dépannage pour femmes victimes de violence ouvert 24 heures. Ainsi, 6 000 femmes violentées et leurs enfants auront accès, pour la première fois, à un centre d’accueil ouvert jour et nuit.

« La violence faites aux femmes est malheureusement monnaie courante au Nicaragua et la région de Matagalpa, située au centre du Nicaragua, est complètement démunie en matière de services à offrir à ces femmes, explique Marie-Michelle Ross, gestionnaire de ce projet pour Médecins du Monde Canada, qui a séjourné au Nicaragua pour élaborer cette nouvelle intervention. Le centre leur offrira des soins de santé, du réconfort et un appui psychosocial nécessaires pour surmonter leur épreuve ».

La région de Matagalpa, qui compte 3 000 000 habitants, souffre des pires indicateurs de développement humain du pays, notamment pour la couverture des services de santé, le taux de mortalité infantile, les indicateurs de santé sexuelle et reproductive. Les nouvelles activités renforceront aussi les autres services offerts par Médecins du Monde Canada qui intervient dans la région depuis plus de cinq ans.

« Plus de 15 000 femmes recevront des soins de santé, de l’information sur les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS), le VIH/sida et sur la santé sexuelle. Médecins du Monde sensibilisera aussi 150 000 femmes à risque et les travailleuses du sexe sur leurs droits et leur distribuera du matériel de prévention », précise Marie-Michelle Ross.

Un bureau de santé sera aussi mis en place et des activités de promotion des services offerts par le centre seront effectuées.

Cette nouvelle intervention de Médecins du Monde Canada s’inscrit à l’intérieur de la planification stratégique de l’organisation qui a notamment pour objectifs de consolider ses actions en matière de lutte au VIH/sida, auprès des femmes et de développer de nouvelles interventions en Amérique centrale. « Nos expériences passées et les excellents résultats obtenus au Nicaragua, au Viêt Nam et à Montréal depuis 1999 nous apportent un fort savoir-faire pour intervenir au Nicaragua en santé sexuelle et en prévention du VIH et des ITSS », rapporte le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada.

Le projet sera mené en étroite collaboration avec la Fondation CASIRA pour la protection de l’enfance et de l’adolescence avec laquelle Médecins du Monde entretient des liens depuis plus de cinq ans. Le développement des nouvelles interventions de Médecins du Monde sont rendues possibles grâce à un financement obtenu de l’Agence canadienne de développement international et à la générosité des donateurs de l’organisation.

À propos de Médecins du Monde

Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et aussi dans leurs pays d’origine. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et de ses bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Nicaragua, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Pour coordonner une entrevue avec Marie-Michelle Ross, veuillez communiquer avec :
Pascale Beaudoin : 514 281-8998


Médecins du Monde Canada au Nicaragua

Montréal, le 21 janvier 2008 – Dès mars prochain, Médecins du Monde Canada intensifiera ses actions un projet au Nicaragua afin d’améliorer les conditions de santé sexuelles et sociales des femmes et des travailleuses du sexe du département de Matagalpa. Les interventions, échelonnées sur trois ans, répondent au problème de la violence faite aux femmes et au manque de soins de santé appropriés pour les femmes et leurs enfants exposés au VIH/sida et aux infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS).

Plus de 15 000 femmes recevront des soins de santé, de l’information sur les ITSS, le VIH/sida et la santé sexuelle, et environ 6000 femmes violentées et leurs enfants auront accès, pour la première fois, à un centre d’accueil ouvert jour et nuit. De plus, Médecins du Monde sensibilisera 150 000 femmes à risque et travailleuses du sexe sur leurs droits et distribuera du matériel de prévention à leur attention. « Nous mettrons en place un bureau de santé et un service de dépannage et d’hébergement d’urgence, explique Marie-Michelle Ross, gestionnaire du projet. Nous ferons des activités de sensibilisation, de prévention ainsi que la promotion de services par le biais du travail de rue et de séances d’éducation sexuelle. »

Ce projet s’inscrit dans le plan stratégique de l’organisation qui a notamment pour objectifs de consolider ses actions en matière de lutte au VIH/sida et de développer de nouvelles interventions dans les pays du Sud. « Nos expériences passées et les excellents résultats obtenus au Viêt Nam et à Montréal depuis 1999 nous apportent un fort savoir-faire pour intervenir au Nicaragua en santé sexuelle et en prévention du VIH et des ITSS », rapporte Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada.

Ce projet sera mené en étroite collaboration avec la Fondation CASIRA pour la protection de l’enfance et de l’adolescence avec laquelle Médecins du Monde entretien des liens depuis plus de cinq ans. Il est financé l’Agence canadienne du développement international (ACDI) et par les dons du public.

À propos de l’organisation
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et aussi dans leurs pays d’origine. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et de ses bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Nicaragua, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations avec les médias : Pascale Beaudoin 514 281-8998


Journée mondiale du sida 2007
Médecins du Monde lance une campagne
de sensibilisation dans les écoles

Montréal, le 26 novembre 2007 – Dans le cadre de la Journée mondiale du sida 2007, Médecins du Monde Canada lance une campagne sensibilisation auprès des jeunes de 8 écoles secondaires de la région de Montréal sur les risques de transmission du VIH/sida. Menée en partenariat avec le groupe Sexperts, cette campagne se déroulera du 26 novembre au 7 décembre prochain, impliquera 18 présentateurs et touchera environ 600 étudiants.

« Nous savons que les infections transmises lors de relations sexuelles et par le sang (ITSS) sont à la hausse chez les jeunes de 15 à 19 ans. Nous savons aussi que plus du tiers des adolescents canadiens sont persuadés qu’il est possible de guérir du sida et qu’entre 50 et 60 % des étudiants du secondaire croient qu’un vaccin est disponible pour prévenir la maladie, affirme le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada. C’est pourquoi, nous avons jugé opportun de mieux renseigner les jeunes de ce groupe d’âge sur le VIH/sida et sur les ITSS, d’autant plus que les cours d’éducation et de santé sexuelle n’ont pratiquement plus leur place dans les écoles secondaires. »

En effet, dans la foulée de l’implantation de la réforme scolaire entamée en 2000, le gouvernement québécois a retiré des écoles secondaires le cours de formation personnelle et sociale (FPS). C’est à l’intérieur de ce cours qu’étaient abordées les questions d’éducation et de santé sexuelle.

« Nous croyons pertinemment que ce projet répond à un besoin énorme puisque les professeurs et les infirmières des écoles secondaires n’arrivent pas à combler ce besoin d’information des jeunes car leur cursus et leur emploi du temps sont déjà très chargés», explique Madame Marie-Renée Lajoie, étudiante en médecine, membre du Conseil d’administration de Médecins du Monde et responsable du développement du groupe Sexperts. Pour nous, l’éducation par les pairs est le meilleur moyen de rejoindre les jeunes et de parler de sujets tels que la santé sexuelle et la prévention. De plus, ce projet apporte une expérience clinique et communautaire pertinente aux étudiants en médecine qui font partie de Sexperts. »

Rappelons que certaines statistiques démontrent que plus d’un adolescent sur 5 âgé de 15 à 17 ans n’utilise pas de méthode de contraception lors d’une relation sexuelle; que 29 % des jeunes hommes âgés de 15 à 19 ans n’utilisent pas le condom et que; de 51% des jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans ne l’utilisent pas non plus.

À propos de Médecins du Monde
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980 qui a comme mission d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même son propre pays. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. Médecins de Monde. Fondée en 1996, la délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca) a fait de la lutte au VIH/sida sa principale priorité d’intervention et mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

À propos de Sexperts
Le groupe Sexperts est formé d’étudiants en médecine des universités McGill et Montréal et vise à sensibiliser les jeunes de 12 à 17 ans sur la santé sexuelle (ITSS, contraception, grossesse, méthodes de prévention, avortement, etc.). Depuis maintenant 2 ans, Sexperts visite des groupes de secondaires 3 et 4 dans les écoles de différents quartiers afin de stimuler la discussion avec les jeunes au sujet de la santé sexuelle par le biais d’activités interactives et dynamiques.

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Relations avec les médias :
Pascale Beaudoin
Agente de communication
514 281-8998


10 ans d’interventions de
Médecins du Monde en Haïti

Montréal, le 12 novembre 2007 – Médecins du Monde Canada souligne cet automne le 10e anniversaire de ses interventions de santé en Haïti. L’organisation en profite aussi pour marquer le 5e anniversaire de ses programmes en matière de lutte au VIH/sida à Cité Soleil. Et c’est également cet automne qu’est lancé un tout nouveau projet de prise en charge de 500 personnes vivant avec le VIH dans ce quartier le plus défavorisé des Amériques.

Dans le cadre des activités entourant ces événements, Médecins du Monde Canada mène actuellement et jusqu’au 17 novembre prochain, une mission sur le terrain avec la participation du Dr Nicolas Bergeron, du Dr Réjean Thomas et de André Bertrand, respectivement président, fondateur et directeur général de l’organisation.

« Notre intention est de souligner l’apport exceptionnel de nos volontaires sur le terrain qui depuis les dix dernières années oeuvrent avec ténacité à l’amélioration de l’accessibilité à des soins de qualité dans nos zones d’interventions et l’engagement de notre personnel local qui ont dû, à maintes reprises, mettre en péril leur vie pour donner la vie à d’autres , explique le Dr Bergeron. Nous en profiterons aussi pour mesurer l’impact des actions d’urgence que nous menons actuellement auprès des sinistrés de la récente tempête Noël ».

C’est dans les montagnes de Grand Goâve, en 1997, que Médecins du Monde Canada a débuté, en partenariat avec ses collègues de Médecins du Monde Suisse, ses premières interventions en Haïti. « Nous y avons construit un dispensaire de santé, formé des auxiliaires, offert des soins primaires et mobilisé la communauté dans la prise en charge de leurs services de santé », rappelle le directeur général, André Bertrand. « Pour accéder à cette zone d’intervention, nos volontaires devaient parcourir plusieurs kilomètres à dos d’ânes. La durée du déplacement pouvait atteindre plus de six heures », se souvient-il, tout en précisant que cette intervention s’est terminée avec succès en 2003.

La seule organisation médicale canadienne à Cité Soleil
C’est en 2002 que Médecins du Monde Canada initie ses premières interventions en Haïti en matière de lutte au VIH/sida, plus précisément à Cité Soleil où aucune organisation se préoccupait de l’évolution de la pandémie et du manque de ressources. Fondateur et initiateur des projets VIH/sida de l’organisation, le Dr Thomas explique : « À cette époque, la prévention de la transmission mère-enfant du VIH/sida présentait, à travers le monde, des résultats encourageants tout en nécessitant peu de moyen. Fidèle à notre volonté de mener des interventions auprès des populations exclues des soins, nous avons donc mis en place ce programme de prévention à Cité Soleil et ce, malgré le fait que peu de gens croyaient à nos chances de succès ».

Médecins du Monde Canada est fière de n’avoir jamais interrompu ses interventions malgré médicale non gouvernementale canadienne à Cité Soleil. Elle réalise actuellement sept projets reliés à la santé de cette population dont le tout nouveau projet de prise en charge de personnes vivants avec le VIH depuis août 2007. C’est près de 500 personnes qui seront intégrées dans ce programme.

En 2006-2007, les interventions de Médecins du Monde ont permis de donner plus de 8 000 consultations aux femmes enceintes, dont 1 756 suivis prénataux visant à diminuer le taux de mortalité infantile. Un total de 1 588 pré-tests de dépistage du VIH ont été réalisés auprès des femmes. De plus, une centaine d’enfants sont nés en bonne santé de mères séropositives grâce au soutien de Médecins du Monde pendant la même année.

Une conférence publique à Montréal
Toujours dans le cadre des célébrations entourant le 10 e anniversaire de Médecins du Monde en Haïti, une conférence publique sera tenue le 5 décembre 2007 à Montréal avec la participation du Dr Marie-Gessy Richard Alcy, coordonnatrice médicale et elle-même d’origine haïtienne, du Dr Réjean Thomas et du Dr Nicolas Bergeron.

« Par cet événement, nous souhaitons sensibiliser davantage la diaspora haïtienne et la population québécoise aux efforts réalisés depuis dix ans par notre organisation pour venir en aide à nos frères et sœurs haïtiens », précise le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada.

Les interventions de Médecins du Monde Canada en Haïti sont financées par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le Centre de gestion des fonds décentralisés de l’ACDI et l’Ambassade du Canada en Haïti ainsi que par la Direction du développement internationale du Québec, l’UNICEF, le Fonds des Nations-Unies pour la population (FNUAP) et grâce aux nombreux donateurs québécois.

À propos de l’organisation
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et aussi dans leurs pays d’origine. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et de ses bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations avec les médias : Pascale Beaudoin 514 281-8998
La délégation sur le terrain est disponible pour des entrevues.


URGENCE À CITÉ SOLEIL :
MÉDECINS DU MONDE CANADA PORTE SECOURS AUX POPULATIONS AFFECTÉES PAR LA TEMPÊTE NOËL

Montréal, le 2 novembre 2007 – Pour répondre à l’appel à l’aide lancé par les autorités de Cité Soleil suivant les dommages causés par la tempête Noël, Médecins du Monde Canada, présent dans cette zone depuis plus de cinq ans, lance une opération d’urgence.

« Nous offrirons des soins de santé à la population et distribuerons des rations sèches et du lait aux enfants, des vêtements propres et secs, des matelas et couvertures pour les familles et de l’eau potable et purifiée, a expliqué Dr Marie-Gessy Richard, coordonnatrice médicale des projets de Médecins du Monde Canada en Haïti. Nous porterons aussi une attention particulière aux risques d’émergence d’épidémies propres à ce genre de situation. »

De plus, Médecins du Monde Canada acheminera les personnes les plus malades vers l’hôpital Sainte-Catherine-de-Labouré (CHOSCAL) qui est situé dans la même zone, afin qu’elles puissent recevoir des soins plus appropriés.

Un peu plus de 40 personnes de Médecins du Monde Canada seront affectées à cette intervention. Pour réaliser cette mission, Médecins du Monde Canada fait appel encore une fois à la générosité de la population afin de permettre à ces volontaires de porter secours à ces populations sinistrées. On peut faire un don en appelant au 514 281-8998 ou en ligne, à www.medecinsdumonde.ca.

La seule organisation médicale canadienne à Cité Soleil
Médecins du Monde Canada est la seule organisation médicale canadienne qui œuvre �
Cité Soleil sans interruption depuis 2002. Elle y gère six programmes :

Prévention de la transmission mère-enfant du VIH/sida
Prise en charge, soins et traitement des personnes séropositives
Vaccination et de prise en charge nutritionnelle
Équipement et réfection du Centre hospitalier Sainte-Catherine de Labouré
Formation sur le développement de l’enfant
Planification familiale et santé reproductive

À propos de Médecins du Monde
Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même leurs pays respectifs. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations avec les médias – Montréal : André Bertrand
Bureau : 514 281-8998

Relations avec les médias – Haïti : Pierre Chackal
Bureau : 509 245-2669
Cellulaire : 509 488-7370


Médecins du Monde Canada reçoit un appui du Gouvernement canadien pour la poursuite de ses interventions à Cité soleil en haïti

Montréal, le 20 juillet 2007 – De passage en Haïti, le premier ministre du Canada, Monsieur Stephen Harper, s’est rendu ce matin au Centre Hospitalier Sainte-Catherine-de-Labouré à Cité Soleil, centre qui bénéficie de l’aide de Médecins du Monde Canada, notamment en matière de lutte au VIH/sida et en soins materno-infantiles. Monsieur Harper a profité de sa visite pour procéder à un don à l’hôpital d’un appareil permettant des analyses de sang, en plus de confirmer la participation financière canadienne pour la poursuite de l’intervention de Médecins du Monde Canada dans le domaine de la prévention, des soins et du traitement du VIH/sida, par le biais de l’Agence canadienne de développement internationale (ACDI).

« Notre organisation a fait de la lutte au VIH/sida et des soins à donner aux mères et aux enfants des enjeux majeurs en termes d’interventions à l’étranger. L’accessibilité à ces soins en Haïti nécessite la contribution d’une aide extérieure et c’est pourquoi Médecins du Monde Canada accompagne activement les intervenants locaux depuis les cinq dernières années », a déclaré le Dr Nicolas Bergeron, président du conseil d’administration de Médecins du Monde Canada, qui était présent pour accueillir le premier ministre ce matin, à Haïti. « La confirmation de la contribution financière du Canada pour la poursuite de nos interventions est, dans ce sens, une excellente nouvelle car elle nous permettra de répondre davantage aux besoins des personnes habitant à Cité Soleil. » a ajouté le Dr Nicolas Bergeron.

Les interventions menées en Haïti par Médecins du Monde Canada sont financées par l’ACDI, le Centre de gestion des fonds décentralisés de l’ACDI en Haïti, l’Ambassade du Canada en Haïti ainsi que par la Direction de l’aide internationale du Québec, UNICEF, le Fonds des Nations-Unies pour la population et par de nombreux donateurs québécois.

La seule organisation médicale canadienne à Cité Soleil

Depuis 1996, Médecins du Monde Canada a réalisé des interventions en santé communautaire dans la commune de Grand Goâve en plus d‘interventions d’urgence à Cité Soleil et aux Gonaîves. Depuis 2002, l’organisme d’aide humanitaire offre également des soins en matière de lutte au VIH/sida à Cité Soleil. Il s’agit d’ailleurs de la seule organisation médicale canadienne à œuvrer dans cette zone la plus défavorisée de Haïti.

Au cours des deux dernières années à Cité Soleil, Médecins du Monde Canada a réussi à soutenir les efforts médicaux pour, entre autres, parvenir à soigner :

  • 150 femmes enceintes et infectées par le VIH;
  • vacciner et donner de la vitamine A à 12 000 enfants;
  • prendre en charge près de 1 000 enfants malnutris;
  • offrir des consultations en gynécologie et en obstétrique à 11 000 femmes.

« Je tiens à saluer le courage du personnel du Centre hospitalier Sainte-Catherine-de-Labouré et de Médecins du Monde Canada qui ont dû, à maintes reprises, mettre en péril leur vie pour donner la vie à d’autres », a souligné le Dr Marie-Gessy Richard, coordonnatrice médicale de Médecins du Monde Canada en Haïti.

À propos de Médecins du Monde

Médecins du Monde est une organisation non gouvernementale de coopération et de solidarité internationales fondée en 1980. Son réseau composé de 10 délégations autonomes a pour vocation d’aider et de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crise, de guerre, de catastrophe naturelle et d’exclusion partout dans le monde et même leurs pays respectifs. Pour réaliser ces projets, Médecins du Monde compte sur l’engagement volontaire et bénévole de professionnels de la santé et d’autres disciplines ainsi que sur le soutien de ces donateurs et des bailleurs de fonds. La délégation canadienne de Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.ca), fondée en 1996, mène actuellement des projets d’aide humanitaire en Haïti, au Malawi et au Zimbabwe ainsi qu’auprès des populations exclues des soins à Montréal.

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Relations avec les médias – Montréal :
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1er décembre : Journée mondiale du VIH /sida 2006
Médecins du Monde dans les écoles.

Montréal, le 27 novembre 2006. Dans la foulée de la Journée mondiale du VIH/sida du 1 er décembre prochain, Médecins du Monde entame cette semaine une campagne de sensibilisation dans les écoles dans la perspective de rappeler aux jeunes qu’encore aujourd’hui le sida représente plus qu’un danger pour les jeunes actifs sexuellement ou sur le point de l’être.

«Malheureusement les gens pensent que le sida est aujourd’hui devenu une maladie chronique comme les autres, ce qui a entraîné un certain relâchement au niveau des comportements sexuels», souligne Nimâ Machouf, vice-présidente du Conseil d’administration de Médecins du Monde et épidémiologiste, spécialiste en VIH/sida et ITS (infestions transmises sexuellement). « Il faut donc remettre l’emphase sur l’éducation sexuelle et refaire l’éducation des gens en ce qui concerne les mesures préventives. Cette année, pour notre campagne du 1 er décembre, nous visons les jeunes, cette génération qui n’a pas connu l’époque macabre d’avant la trithérapie où les personnes infectées par le VIH mourraient l’une après l’autre», ajoute Nimâ Machouf.

Cinq écoles de différents quartiers de l’île de Montréal accueilleront les experts de Médecins du Monde entre le 28 novembre et le 8 décembre 2006. Environ 1 300 jeunes seront sensibilisés par cette première campagne de Médecins du Monde dans les écoles.

Rappelons que Médecins du Monde œuvre à travers le monde auprès des populations les plus vulnérables et a fait de la lutte au VIH/sida sa principale priorité d’intervention. MdM Canada réalise actuellement des projets VIH/sida au Malawi, au Zimbabwe, en Haïti et à Montréal.

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Source :
Flore Anne Fortier
Médecins du Monde
(514) 281-8998


Le Dr Réjean Thomas quitte la présidence
de Médecins du Monde Canada

Montréal, le 5 octobre 2006. Après dix années au Conseil d’administration de Médecins du Monde Canada, le Dr Réjean Thomas passe le flambeau à un nouveau président.

« C’est avec beaucoup d’émotions que je cède ma place mais je crois que le moment est propice à mon départ de la présidence de Médecins du Monde Canada puisque la relève est solide et bien présente au sein de l’organisation », a exprimé le Dr Thomas, lors de sa touchante allocution de départ faite à l’Assemblée générale annuelle des membres de l’organisation qui s’est tenue hier à Montréal. « Je quitte la présidence avec le sentiment du devoir accompli. Ainsi, entouré d’une merveilleuse équipe, j’aurai permis, bien humblement, à Médecins du Monde Canada de bien faire sa niche ici au Québec, donnant ainsi à l’organisation les moyens nécessaires pour porter secours aux populations les plus démunies partout dans le monde », a poursuivi le Dr Thomas.

Rappelons que le Dr Thomas a été le président fondateur de la délégation canadienne de Médecins du Monde et qu’il a été l’un des principaux acteurs de son développement depuis 1996. Il a été l’instigateur de la mise en œuvre de l’ensemble des projets VIH/sida de l’organisation, a porté fièrement au niveau international le leadership de la délégation canadienne de Médecins du Monde en matière de lutte au VIH/sida et a pris part à la toute première mission d’urgence de l’organisme en Afghanistan ainsi qu’à de nombreuses missions en Haïti, sa deuxième patrie, comme il l’a si souvent affirmé.

« Je garderai des souvenirs impérissables de mon passage à Médecins du Monde. Je me souviendrai du regard des enfants que j’ai croisé en Afghanistan, de la main tendue des orphelins du sida au Zimbabwe, du personnel de Cité Soleil en Haïti qui, malgré la violence qui y sévissait, se rendait à l’hôpital pour donner des soins aux mères et aux enfants malades. Et je ne pourrai jamais oublier mes acolytes ici à Montréal de même que nos volontaires oeuvrant sur le terrain, bien souvent au péril de leur vie », a ajouté ému le Dr Thomas.

Signalons que sous la présidence du Dr Thomas, Médecins du Monde s’est installé en 1996 au Québec et fut d’abord un bureau de représentation parrainé par la délégation suisse avec un petit budget de 25 000$. Par la suite, en 1999, MDM Canada est devenu une délégation autonome du réseau international de Médecins du Monde. Ainsi, le nombre de projets est passé de 3 en 1999 à 12 en 2005, et ce, dans 11 pays différents. Durant la même période, le nombre de volontaires sur le terrain est passé de 8 à près de 50 et le budget annuel de l’organisation de 335 000 $ à plus 3.5 millions.

« Nous perdons notre président fondateur, mais nous gardons un membre à vie et surtout un volontaire dans nos rangs, car le Dr Thomas m’a confié qu’il ne pourra jamais se séparer définitivement de notre organisation et qu’il serait même prêt à retourner en mission sur le terrain », a déclaré André Bertrand, le directeur général de l’organisation qui fut au côté du Dr Thomas depuis les tout débuts de la délégation canadienne de Médecins du Monde. Et il a ajouté : « Pour nous, le Dr Thomas est un batailleur, celui qui clame haut et fort les injustices subies par les populations les plus vulnérables. Il est aussi celui qui défendait le droit des personnes malades du sida en Afrique afin qu’elles puissent avoir accès à la trithérapie. Et combien de fois avons-nous vu le Dr Thomas tout mettre en œuvre pour convaincre les décideurs et son entourage à soutenir les actions menées par notre organisation? ». D’ailleurs, le directeur général a tenu à préciser que l’organisme rendra hommage au Dr Thomas au cours de sa prochaine soirée bénéfice.

C’est lors de la prochaine réunion du conseil d’administration que sera élu le nouveau président.

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Relations avec les médias :
Alain Des Ruisseaux
Des Ruisseaux communications
(514) 272-3072


Congrès international sur le sida de Toronto
Et si le plus redoutable terroriste
avait pour nom VIH ?

Du 13 au 18 août se tiendra à Toronto le XVI e Congrès international sur le sida. Coïncidant avec le 25 e anniversaire de l’apparition de cette maladie et 10 ans après la découverte de la trithérapie annoncée lors du congrès de Vancouver, le congrès réunira des milliers de personnes venues faire le point sur cette maladie.

On s’habitue à tout, même à l’horreur
Le sida aujourd’hui, c’est 38,6 millions de personnes porteuses du virus dans le monde. Fait à noter, les deux tiers des personnes séropositives de la planète se trouvent en Afrique. Depuis la découverte de l’épidémie en 1981, le virus a touché 65 millions de personnes et 25 millions en sont mortes. Pour la seule année 2005, 4,1 millions d’individus ont contracté le virus et 2,8 millions en sont décédés.

De pareils chiffres, on en entend depuis des années au sujet du sida. On s’habitue à tout, même à l’horreur. Pourtant, derrière ces chiffres se trouvent des hommes, des femmes et des enfants, de plus en plus d’orphelins; des villages, des communautés entières et des modes de vie qui s’en trouvent bouleversés. Et que dire de l’économie des localités et pays les plus touchés ? La pandémie du sida que l’on qualifiait de menace humanitaire voilà quelques années est devenue aujourd’hui une véritable urgence planétaire.

L’attaque des deux tours jumelles à New York qui a fait 3 000 morts a ébranlé l’Amérique et une bonne partie du monde. Rapidement, les gouvernements ont décaissé des centaines de milliards de dollars pour faire la guerre au terrorisme et investir massivement dans la sécurité et l’équipement militaire. D’un autre côté, 2,8 millions de personnes sont décédés du sida en 2005… Comment se fait-il que la planète ne se sente pas plus concernée face à ce serial killer planétaire que représente le virus du sida ? Car il faut le dire : vingt ans après le début de l’épidémie et malgré tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH, une réponse efficace à cette crise sanitaire se fait toujours attendre.

Le temps de livrer la marchandise
Bien sûr, des actions communes ont été déployées par différents gouvernements. Par exemple, parrainé par les Nations Unies, le Fonds global de lutte contre le sida a été créé. Toutefois, une bonne partie des 10 à 15 milliards promis par les pays signataires n’ont, à ce jour, jamais été décaissés. Des promesses, des promesses… D’où le thème du colloque mondial de Toronto : Time to deliver , le temps de passer à l’action ou, si vous voulez, de livrer la marchandise.

Livrer la marchandise en matière de fonds alloués à la recherche, à la prévention, au dépistage et surtout au traitement auprès des communautés du monde les plus touchées. Oui, des progrès ont été accomplis à ce dernier chapitre. Dans les pays à faible ou moyen revenu, entre 2001 et 2005, le nombre de personnes sous thérapie antirétrovirale a été multiplié par cinq, passant de 240 000 à 1,3 million. Mais malgré ces progrès, moins de 10 % des populations pauvres infectées par le virus ont accès à ce traitement en ce moment, ce qui est nettement insuffisant.

Pour une approche globale du sida
On le sait, le sida baigne dans un univers symbolique très complexe et certains de ces aspects prédisposent à la vulnérabilité et à l’exclusion des personnes qui en sont atteints. C’est donc par souci d’efficacité mais aussi de justice que Médecins du Monde milite, dans son discours comme dans sa pratique, en faveur d’une approche globale qui prend en compte les facteurs économiques, politiques, sociaux et culturels de l’épidémie du sida. Dans ce contexte, la lutte contre le sida est indissociable d’une défense des droits de la personne qui a à cœur de dénoncer toutes formes de stigmatisation et d’exclusion à l’endroit des personnes vivant avec le VIH.

Les activités de prévention, de dépistage et d’accès aux traitements, qui constituent les trois volets indissociables de toute intervention éclairée en matière de lutte au sida, doivent être réalisées en étroite collaboration avec les acteurs locaux, autant communautaires que gouvernementaux. Ce travail de proximité permet d’élaborer des messages de prévention et des traitements adaptés aux bénéficiaires et à leur mode de vie.

Cette approche globale milite aussi en faveur d’un renforcement des structures de santé en régions éloignées des centres urbains où les ressources spécialisées sont habituellement concentrées et pour une intégration de la prise en charge du VIH aux soins de santé primaire à l’intérieur de ces petites communautés. Évidemment, pour être réalisable, ceci doit s’accompagner de formation des agents de santé, infirmiers et médecins locaux en ce qui a trait à la prévention et au traitement, ainsi qu’à la réalité du sida.

Cette approche globale favorise une meilleure intervention dans des contextes de crises et de conflits, et là où la maladie frappe les plus exclus : victimes de guerre, personnes se prostituant ou utilisant des drogues injectables, femmes et enfants victimes de violence. D’ailleurs, autour de 5 millions d’enfants ont été infectés par le VIH depuis le début de l’épidémie et 3 millions en sont morts. Pour les années à venir, une attention particulière devra leur être accordée afin qu’ils puissent recevoir les soins appropriés.

Comme on peut le voir, les défis sont immenses, mais pas insurmontables si les responsables politiques décident de mettre la lutte contre le sida au cœur de leurs priorités et de passer enfin à l’action. Médecins du Monde souhaite donc une présence active, massive et militante des décideurs politiques, à commencer par ceux du pays hôte de cette conférence. Médecins du Monde souhaite une implication stratégique et politique innovante dans la lutte contre ce terroriste infectieux.

Car le terroriste le plus redoutable en ce moment a peut être pour nom VIH.

Dr Réjean Thomas Président de Médecins du Monde Canada
Tereza Gonzalez Présidente de Médecins du Monde Espagne
Pierre Micheletti Président de Médecins du Monde France
Vicky Sharp Présidente de Médecins du Monde États-Unis


10e édition du Gala bénéfice
de Médecins du Monde

Présidents d’honneur
M. Philippe Couillard
Ministre de la Santé et des Services sociaux du QuébecM.
Daniel Lamarre
Président
Chef des opérations
Cirque du Soleil
Comité d’honneur
M. Vital Adam
Directeur principal
Porter Novelli
Alvaro
Alvaro Coiffure
M. André Beauchesne
Vice-président
Bos Montréal
M. Eric Bédard
Avocat
Fasken Martineau DuMoulin S.E.N.C.R.L.,s.r.l.M.
Charles Binamé
CinéasteM.
Marc-André Blanchard
Avocat
Associé Directeur
Région du Québec
McCarthy TétraultM.
Philippe Boisclair
Président
CEWP Ltée
Montréal, le 6 mars 2006. C’est sous la co-présidence d’honneur de messieurs Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, et Daniel Lamarre, président et chef des opérations du Cirque du Soleil, que Médecins du Monde tiendra son événement bénéfice annuel le 29 mars prochain.Cette 10 e édition du gala bénéfice de Médecins du Monde aura lieu au Théâtre Corona, situé 2490 Notre-Dame Ouest, à Montréal. Cet événement inclura un cocktail dînatoire et un spectacle mettant en vedette l’interprète Chloé Sainte-Marie. Le spectacle de Chloé Sainte-Marie s’inspirera de son tout récent album Parle-moi .« Année après année, depuis 1996, Médecins du Monde Canada organise des événements bénéfices dans le but d’amasser des fonds pour appuyer la réalisation de ses différents projets d’aide humanitaire qu’ils soient à l’étranger ou ici à Montréal auprès des plus démunis », explique le Dr Réjean Thomas, président fondateur de Médecins du Monde Canada. « Et, cette année nous sommes particulièrement fiers de célébrer la 10 e édition de notre gala bénéfice et d’avoir réuni un comité honneur aussi prestigieux. À notre avis, cela démontre l’existence d’une réelle sympathie du milieu des affaires et de la population québécoise envers les actions de Médecins du Monde. Cela nous encourage sans cesse à poursuivre notre œuvre », ajoute le Dr Thomas.Les invités devront débourser la somme de 200 $ et Médecins du Monde Canada espère vendre près de 500 billets grâce à la généreuse implication de son comité d’honneur.Rappelons que Médecins du Monde Canada fut créé en 1996 en tant que bureau de représentation de Médecins du Suisse et que c’est en mai 1999 que le Conseil d’administration international de Médecins du Monde a octroyé le statut de délégation autonome à Médecins du Monde Canada, Dès lors, l’organisation a connu une progression importante, passant d’un budget annuel de 300 000 $ en 1999 à un budget de près de 3,5 millions $ pour l’exercice 2005.Mis en place avec un seul employé, l’organisme comprend aujourd’hui une équipe de six personnes. « C’est grâce au développement et à la consolidation de nos activités de financement – tel nos galas bénéfices –, à la confiance des bailleurs de fonds, à l’appui de la population québécoise et à l’implication de nombreux bénévoles et volontaires que Médecins du Monde Canada a pu connaître une telle évolution », de dire le docteur Réjean Thomas.Malgré son jeune âge, Médecins du Monde Canada est rapidement devenue l’une des délégations fortes au sein du réseau international de Médecins du Monde, qui regroupe douze pays. Ses représentants participent activement à pratiquement tous les comités mis de l’avant et son président, le docteur Réjean Thomas, siège au bureau du Comité exécutif de Médecins du Monde international et joue un rôle de premier plan dans la mise en œuvre du plan stratégique de Médecins du Monde pour la lutte contre le VIH/sida, l’une des grandes priorités de Médecins du Monde. D’ailleurs le Dr Thomas assure la présidence du comité de pilotage du projet VIH/sida au Zimbabwe, projet mené en partenariat avec Médecins du Monde France et Espagne.Médecins du Monde Canada a été présent lors de presque toutes les crises humanitaires survenues ces dernières années. « Nous avons mené des projets d’aide humanitaire dans une douzaine de pays durement touchés par des catastrophes naturelles, par des crises sanitaires ou par des conflits armés. Et depuis cinq ans, c’est plus d’une vingtaine de projets qui ont été réalisés », d’ajouter le docteur Thomas, en soulignant que le nombre de volontaires dépêchés sur le terrain est passé de huit en 1999 à une cinquantaine en 2005.(-30-)Source : André Bertrand
Médecins du MondeRelations de presse : Alain Des Ruisseaux
Des Ruisseaux Communications
272- 3072

Le 30 novembre 2005

1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida :
La communauté internationale
doit tenir ses promesses !

Médecins du Monde a mené une étude dans 20 pays et constate un écart considérable entre les engagements pris par les Etats et la situation sur le terrain.

En 2005, Médecins du Monde a mené une étude dans 20 pays où intervient le réseau international de l’association. Cette étude de terrain démontre que l’indisponibilité des médicaments n’est pas le seul obstacle à l’accès aux traitements antirétroviraux. En effet, bien que dans 22 des 29 zones étudiées les antirétroviraux soient disponibles, les systèmes de santé ne sont pas encore en capacité de faire face à cette épidémie.

Les résultats préliminaires de cette étude mettent en avant un écart important entre les promesses faites par les 189 gouvernements dans la Déclaration d’engagement sur le sida de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies (UNGASS) et la situation prévalant sur le terrain. Parmi elles :

• « Les ressources humaines et les infrastructures sanitaires et sociales doivent être renforcées pour dispenser des services de prévention, de traitement, de soins et d’appui » (paragraphe 22)

En réalité, le nombre de professionnels de santé ayant bénéficié d’une formation spécifique sur la thématique du sida est insuffisant. Seules trois des zones étudiées disposent de professionnels de santé mentale formés à la problématique du VIH et seuls six programmes disposent d’assistants sociaux, ce qui ne facilite pas l’appui psychosocial nécéssaire aux patients .

En outre, les distances entre les centres de santé primaire et les hôpitaux dispensant les traitements antirétroviraux sont importantes. Dans la zone de Benguela en Angola, les personnes atteintes du sida doivent parcourir jusqu’à 500 kilomètres pour recevoir un traitement ARV.

• « Elaborer des stratégies visant à combattre la stigmatisation et l’exclusion sociale » (paragraphe 58)

La stigmatisation et la discrimination dont souffrent les patients atteints du sida les empêchent souvent de solliciter des soins médicaux. Pourtant, le travail de MdM auprès des usagers de drogues et des prostituées, démontre que les traitements antiretroviraux peuvent aussi être administrés avec succès aux populations les plus stigmatisées et les plus vulnérables.

• « Faciliter l’acceptation librement consentie du test VIH confidentiel » (paragraphe 19)

Au problème de stigmatisation s’ajoute le manque de confidentialité observé sur le terrain . Dans la région d’Arusha, en Tanzanie, toutes les personnes séropositives sont convoquées à une même date, révélant à tous leur statut sérologique. De même à Nouakchott en Mauritanie, les femmes ont besoin du consentement de leurs maris pour se faire dépister.

• « Fournir des traitements de lutte contre le VIH/SIDA qui répondent aux normes les plus élevées possibles, y compris concernant le traitement des infections opportunistes » (paragraphe 55)

Bien qu’il soit prouvé que les infections sexuellement transmissibles (IST) facilitent la transmission du VIH et que la tuberculose raccourcit l’espérance de vie des patients atteints par le sida, le dépistage de ces maladies chez ces patients ne s’effectue que dans la moitié des cas étudiés. MdM réalise systématiquement ces dépistages et recommande fortement de faire des recherches systématiques sur la présence d’IST et de tuberculose pour tous les patients séropositifs.

En 2005, 40,3 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde et plus de 3 millions de personnes, dont 500 000 enfants, sont mortes de maladies liées au sida. Aujourd’hui, seul 1 million de personnes bénéficie dans les pays en développement de traitements ARV. Ce chiffre ne représente que 15% des 6,5 millions infectés par le VIH qui risquent de mourir si elles ne sont pas traitées.

MdM, qui met en place une cinquantaine de programmes VIH dans plus de 30 pays, rappelle les gouvernements à leurs engagements et les invite à concentrer leurs efforts sur le renforcement de la capacité des systèmes de santé en s’assurant que toutes les initiatives pour lutter contre le sida soient coordonnées au niveau national.

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Source :
André Bertrand
Tel : (514) 281 8998


Lancement d’une campagne de financement
Janette Bertrand appuie les projets
sida de Médecins du Monde

Montréal, le 27 novembre 2005. Pour maintenir la réalisation de ses projets en matière de lutte au VIH/sida, Médecins du Monde lance un urgent appel de dons à la population du Québec avec pour marraine d’honneur Madame Jeannette Bertrand.

« Le sida est une maladie qui nous touche tous de très près, car à terme, c’est la planète entière qui est menacée », souligne Madame Bertrand. « Il faut absolument faire quelque chose! ». Celle qui a eu l’occasion de travailler avec le Dr Réjean Thomas lors de son émission L’Amour avec un grand A connaît bien le travail de Médecins du Monde : « Le Dr Thomas et son équipe investissent depuis des années beaucoup de temps et tout leur cœur pour porter secours aux malades du sida. Moi, je ne souhaite pas que Médecins du Monde cesse ses activités auprès de ces malades qui en ont tant besoin. C’est pourquoi je demande à la population du Québec et aux gouvernements québécois et canadien de s’engager avec moi pour permettre à Médecins du Monde de poursuivre son œuvre. »

Le Dr Réjean Thomas, président de Médecins du Monde Canada et spécialiste réputé en matière de VIH/sida, est de retour d’une mission au Zimbabwe et au Malawi. « Lors de cette mission, j’ai vu énormément de pauvreté et de souffrance », relate-t-il. « Mais j’y ai vu aussi beaucoup d’espoir, car le travail de nos volontaires sur le terrain donne des résultats concrets et extrêmement encourageants. Au Malawi, notre équipe médicale, sur le terrain depuis un an à peine, a déjà dépisté plus de 1 200 personnes et permis à plusieurs femmes enceintes atteintes du VIH d’avoir accès à la trithérapie. Toutefois, lors de mon passage, j’ai aussi pu constater que près de 350 femmes étaient en attente de notre aide ».

Si les résultats sont encourageants, les besoins demeurent immenses, tant pour soigner les femmes enceintes atteintes du VIH que pour secourir les enfants orphelins du sida. « Au Zimbabwe, nous venons déjà en aide à près de 1 000 enfants orphelins du sida », de poursuivre le Dr Thomas. « Ces enfants souffrent énormément de la perte de leurs parents; souvent, ils sont victimes de préjugés et présentent des traumatismes psychologiques. Nos volontaires leur donnent des soins médicaux, un soutien psychologique et les moyens d’aller à l’école ».

Or, Médecins du Monde Canada risque de mettre fin à sa participation dans ces deux projets et même dans les autres projets VIH/sida que l’organisation mène ailleurs dans le monde, comme en Haïti et au Viêt Nam, si d’ici quelques semaines une somme de 300 000 $ n’est pas recueillie.

« Il en va de la survie des centaines de malades que nous suivons déjà et aussi des conditions de vie du personnel de Médecins du Monde qui travaillent d’arrache-pied et sans relâche pour venir en aide aux personnes infectées par le VIH et malades du sida. C’est pourquoi, dans la foulée de la Journée mondiale du sida du 1 er décembre prochain, nous demandons à tous et à chacun d’être généreux », plaident ensemble Madame Bertrand et le Dr Thomas.

Pour répondre à l’appel de Madame Bertrand et du Dr Thomas, la population est invitée à faire un don sans tarder par téléphone au 514 281-8998 ou encore en ligne sur le site web de Médecins du Monde : www.medecinsdumonde.ca

Monsieur Yves Séguin, ancien ministre des Finances du gouvernement du Québec, a aussi accepté récemment d’appuyer les activités de financement de Médecins du Monde. Le milieu des affaires est également appelé à faire sa part dans l’atteinte de l’objectif de cette campagne.

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Contact :
Alain Des Ruisseaux
Des Ruisseaux communications
(514) 272-3072


1er décembre, Journée internationale de lutte contre le sida :
Médecins du Monde dénonce la
violence sexuelle faite aux femmes

Montréal, le 1er décembre 2004. L’annonce des derniers chiffres publiés par ONUSIDA vient confirmer le constat accablant de nombreux acteurs sur le terrain: 20 ans après son apparition, l’épidémie, loin de reculer, est en progression partout dans le monde. L’un des facteurs principaux de cette progression tient à la très grande vulnérabilité des femmes et des filles, à la violence sexuelle, à l’inégalité des genres. La discrimination est particulièrement forte pour les femmes contaminées, fragilisées et marginalisées même dans leur propre famille.

Alors que le thème de la journée internationale de lutte contre le sida est cette année « Femmes, filles, VIH et sida », la question de la violence sexuelle et des inégalités subies par les femmes n’est toujours pas traitée de façon appropriée par les communautés et les décideurs politiques. La question doit être inscrite en tête de leur agenda politique. Les victimes doivent être non seulement soignées mais aussi défendues, en luttant contre la stigmatisation et les discriminations dont elles font l’objet.

D’un point de vue juridique, les violences sexuelles constituent une atteinte à la dignité et à l’intégrité physique de la personne. Le viol est d’ailleurs considéré comme un crime international par la Cour pénale internationale. Utilisé de plus en plus à des fins stratégiques, le viol est aujourd’hui une véritable arme de guerre qui n’épargne pas les enfants.

Médecins du Monde mène de nombreux programmes sida en Afrique, Asie, Amérique Latine et en Europe de l’Est. Par exemple, Médecins du Monde aide, soutient et soigne des femmes et des filles victimes de la violence sexuelle et de ses conséquences infectieuses.

Témoignages

RDC : Marie Donatienne, 30 ans

« Une nuit d’avril 2003, alors que j’étais à la maison avec mon mari et mes cinq enfants, les Interahamwe ont frappé à la porte. Ils m’ont montrée du doigt en m’accusant d’être une Tutsie. Ils nous ont tabassés puis ils ont ligoté mon mari. Sous ses yeux, deux hommes sont passés sur moi. Au troisième, j’ai commencé à saigner. Ma fille de neuf ans aussi a été violée. Après j’ai perdu 30 kg. Mon mari nous a rejetées. Il disait qu’ils auraient mieux fait de nous tuer. » Ayant contracté une maladie sexuellement transmissible suite à son viol, Marie Donatienne a été la première patiente à bénéficier des consultations gratuites mises en place par Médecins du Monde à Goma. Afin de soutenir d’autres femmes violées, comme elle, Marie Donatienne a créé une association locale.

Birmanie : Saw,18 ans

« Je suis née à Myitkyina, dans l’état du Kachin. J’ai eu 10 frères et sœurs mais 4 d’entre eux sont morts en bas âge. Ma famille a éclaté lorsque mon père est parti travailler dans les mines de jade. Le manque d’argent pour nourrir mes frères et sœurs plus jeunes m’a poussé vers la prostitution. Je travaille toute la journée dans une Liquor Shop. Les clients sont parfois violents surtout quand ils ont bu de l’alcool ou se sont injectés de la drogue ; ce sont ceux là qui refusent de mettre un préservatif. C’est au centre d’accueil de jour de Médecins du Monde à Myitkyina que j’ai eu une première session d’information sur le VIH et les IST. J’ai aussi participé à l’atelier « d’estime de soi » qui me permet doucement de sortir de cette idée très négative que j’avais de moi-même. »

Tanzanie : Rosemary, 36 ans

« Dès le début de ma grossesse, je suis venue à la clinique pour savoir si j’étais malade et être aidée si tel était le cas. Ma famille, rapidement informée de ma maladie, a mal réagi. Le sida les met mal à l’aise. Je connais des femmes probablement malades qui ne veulent pas se faire dépister, par peur d’être rejetées. En plus, quand on découvre sa séropositivité, on perd la raison mais les docteurs ici sont merveilleux. Ils m’aident à vivre et sont pour moi un réel espoir. A présent, j’essaie de donner l’exemple, de conseiller les femmes pour aider à faire changer les mentalités. »