Médecins du Monde en appui pour la santé mentale des plus vulnérables

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« Qu’on se le dise, la santé mentale pour les personnes itinérantes ne se réduit pas à un accès à des soins surspécialisés mais elle doit être soutenue par des conditions de vie décentes, une communication exempte de violence et un accueil inconditionnel. Nous pouvons tous y contribuer. » — Dr Nicolas Bergeron, médecin psychiatre,  bénévole et président de Médecins du Monde Canada

À l’occasion du 25 janvier 2017, Médecins du Monde se joint à la conversation afin de contrer la stigmatisation liée à la maladie mentale, particulièrement en ce qui a trait aux personnes marginalisées et à celles qui leur viennent en aide.

Nous offrons un soutien psychologique pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir mais également un accompagnement professionnel pour les intervenants des organismes communautaires dans une logique de renforcement des capacités individuelles et collectives pour une meilleure santé mentale.

Pour les personnes itinérantes ou à risque de le devenir

Évaluation des besoins en santé mentale

À partir de ses liens solidement ancrés dans le milieu de l’itinérance montréalais, Médecins du Monde a mené un sondage à l’été 2015 pour approfondir sa compréhension des besoins en santé mentale des personnes en situation d’itinérance ainsi que des services existants pour elles. Ce sondage a permis de porter la parole des personnes en situation d’itinérance et celle des intervenant.es qui les accompagnent : une mise en valeur de leurs besoins, leurs difficultés et leurs attentes quant aux services en santé mentale.

Soutien psychologique individuel

Depuis septembre 2015, Médecins du Monde offre de la psychothérapie adaptée aux personnes en situation d’itinérance ou a risque de le devenir à la Mission Bon accueil et à la Maison Benoit-Labre. La réponse a été surprenante et les services sont offerts maintenant cinq jours par semaine. L’accueil et l’impact de ce projet innovateur feront l’objet d’une évaluation par une équipe de recherche.

C’est ainsi qu’en 2016, 712 séances ont eu lieu.

« Mon expérience au refuge de la Mission Bon Accueil enrichit énormément ma compréhension de la réalité de la rue. Cette expérience directe du terrain est une grande richesse, les personnes elles-mêmes sont celles qui témoignent le mieux, d’une façon qui leur est propre, de leurs besoins et spécificités, indicateurs qui permettent de penser et créer une pratique qui se veut au plus près de leur meilleur intérêt et connectée à ce qu’elles vivent. » — Mylène, Interne en psychologie chez MdM

Pour les organismes communautaires

Soutien psychologique de groupe

Des rencontres permettent aux organismes communautaires d’approfondir en équipe certains enjeux éthiques ou simplement de trouver un exutoire à des situations difficiles vécues dans le cadre de leur travail auprès des personnes vulnérables.

En moyenne, 37 équipes de travail et 199 intervenants de 1e ligne en itinérance sont rencontrés chaque mois. 426 séances de groupe ont eu lieu au total en 2016.

Soutien psychologique individuel

Un soutien trilingue (français, anglais, espagnol) est offert au personnel des organisations partenaires qui travaillent auprès des personnes itinérantes ou à risque de le devenir à Montréal. Les motifs de consultation peuvent être liés à des situations professionnelles ou personnelles – les deux aspects ayant un impact sur la vie des intervenants.

En 2016, 62 intervenants ont bénéficié du soutien psychologique individuel, pour un total de 678 consultations. 

Communauté d’apprentissage en santé mentale et itinérance (CASMI)

En continuité avec le support psychologique déjà offert aux organisations communautaires et aux intervenant.es, Médecins du Monde a choisi de reconnaître et de soutenir le rôle central des intervenants de proximité en leur offrant un espace d’apprentissage et de soutien. La communauté d’apprentissage regroupe 12 intervenant.es d’autant d’organisations communautaires en itinérance à Montréal. Ceux-ci se rencontrent chaque mois pour échanger entre eux et avec des spécialistes de la santé mentale, afin de renforcer leur capacité à répondre efficacement aux besoins en santé mentale des personnes en situation d’itinérance.

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