ABONNEZ-VOUS À L’INFOLETTRE

MÉDECINS DU MONDE RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT POUR LES DROITS ET LA SANTÉ DES FEMMES ET DES FILLES

(Montréal, le 25/09/17) À l’occasion de la journée internationale pour l’accès à la contraception (26 septembre) et de la journée de mobilisation internationale pour le droit à l’avortement (28 septembre), Médecins du Monde réaffirme son engagement pour le droit des femmes et des filles à décider librement de leur sexualité, de leur santé et de leur vie.

Aujourd’hui, 214 millions de femmes qui souhaitent éviter ou différer une grossesse dans les pays en développement n’ont toujours pas accès aux services de planification familiale. À titre d’exemple, on estime le nombre de grossesses non désirées à 80 millions par an et 22 millions le nombre de femmes et de filles qui prennent le risque d’un avortement non médicalisé. L’accès à l’avortement demeure impossible car pénalisé ou socialement condamnés dans plus de 100 pays obligeant les femmes à recourir à des interventions non médicalisées et dangereuses. Les complications liées aux avortements réalisés clandestinement comptent parmi les principales causes de mortalité maternelle avec 50 000 décès par an. Environ 40 % des femmes qui vivent des complications ne recevront aucun soin. Les décès liés aux avortements clandestins surviennent pour la plupart dans les pays en développement, particulièrement en Afrique où le taux est le plus élevé.

Médecins du Monde considère l’accès à la santé sexuelle et reproductive comme une priorité d’action. Que ce soit en Haïti, en Colombie, en Ukraine ou en Irak, nous travaillons en partenariat avec la société civile locale et en appui aux autorités de santé. Médecins du Monde agit aussi bien dans les situations de grande précarité que dans les zones de crises, pour faire reculer la mortalité maternelle et faire évoluer les politiques et les pratiques qui entravent la capacité des femmes à agir pour elles-mêmes. Or, au poids de ces obstacles sociaux s’ajoute celui de lois restrictives qui restreignent ou criminalisent la pratique de l’interruption de grossesse volontaire, poussant des femmes à avorter par leurs propres moyens. «L’existence des barrières légales n’a d’ailleurs aucun effet dissuasif sur le recours à des avortements dangereux. Au contraire, selon l’Organisation mondiale de la santé, on constate que les pays restreignant ce droit connaissent des taux d’avortements plus élevés. » rappelle le Dr Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde Canada.

L’engagement fort du Canada en ce qui a trait au respect des droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, notamment par l’adoption d’une politique féministe de l’aide internationale, propose de tenir compte de ces défis dans les programmes de santé. Cette vision sera efficace si une stratégie concrète et cohérente est mise en place et si les ressources nécessaires sont disponibles. On pourra alors transformer ces ambitions en réel changement social et ainsi permettre à des millions de femmes de décider de leur sexualité, de leur santé et de leur vie.

Contact : Nadja Pollaert

Cell. : 514-462-2577

Nadja.pollaert@medecinsdumonde.ca

Publié le 25/09/2017

Partager

Aller plus loin

Nigeria_CP_Reuters_petite
Communiqué de presse

Crise nutrition - Afrique et Yémen

Lire l'actualité
IMG_Enfants_150x150
Communiqué de presse

Accès aux services de santé pour tous les enfants canadiens

Lire l'actualité
©Reuters
Communiqué de presse

Syrie: MdM dénonce les crimes contre l’humanité

Lire l'actualité