Pénélope Boudreault est infirmière de rue pour le projet Montréal de Médecins du Monde. Après avoir voyagé pendant plusieurs années, elle comprend que son rêve serait de retourner en Afrique ou en Amérique du Sud « pour travailler avec le monde au lieu de juste passer dans leur vie ». Elle se réoriente alors pour suivre des études en soins infirmiers et découvre le projet Montréal de Médecins du Monde qu’elle décrit comme « le travail parfait me permettant d’être près des gens, de travailler avec eux à l’amélioration de la qualité de leur santé et éventuellement d’être leur porte parole, à travers Médecins du Monde, pour dénoncer les conditions de vie de certains dans un pays riche comme le Canada, une ville comme Montréal! »

Pénélope pense que le fait d’être un homme ou une femme dans ce type de travail importe peu. La majorité des personnes auprès desquelles elle travaille ont un passé différent, parfois difficile, fait de dépendance, de violence, d’itinérance, de solitude, de déracinement, d’un héritage socio-culturel et économique modeste.

« Je pense que travailler auprès d’eux demande une grande ouverture d’esprit, une absence de jugement, une capacité de remise en question et de voir les choses autrement que ce qu’elles sont dans le quotidien de ceux qui ne vivent pas dans la marginalité.  Selon moi, les hommes autant que les femmes sont capables de prendre le temps d’établir un lien de confiance avec une population parfois plus méfiante et d’accompagner celle-ci de façon différente, mais de façon tout aussi significative.  Pour ce qui est du danger, je ne le sens pas plus grand, mais peut-être différent.  Il faut écouter sa petite voix intérieure et surtout respecter un milieu qui n’est pas le nôtre et qui fonctionne avec des règles que l’on doit respecter.

J’ai toujours le rêve de partir en mission, mais pour le moment, mon travail auprès de Médecins du Monde me permet d’avoir l’impression de changer un petit quelque chose dans la vie des personnes que je rencontre ici même à Montréal.

De l’autre côté du décor on retrouve les femmes les plus vulnérables. Médecins du Monde Canada les place au cœur de ses projets. En effet, les femmes sont les premières victimes de la pauvreté. Les données mondiales montrent que bien que l’espérance de vie des femmes soit supérieure à celle des hommes dans la plupart des pays, un certain nombre de facteurs sanitaires et sociaux font que les femmes ont une moins bonne qualité de vie.

À Médecins du Monde, nous aidons ces femmes marginalisées, souvent exclues du système de santé. Le projet Montréal, en particulier, fournit l’accès à des soins de santé gratuits à des femmes marginalisées de la ville.



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