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Médecins du Monde poursuit son action auprès des sinistrés et ouvre un centre de prise en charge des maladies diarrhéiques à Kohat, au Nord-ouest du pays.

Présent depuis un an auprès des déplacés de la zone KPK (Kyber-Pakhtunkhwa, au Nord-ouest du pays), Médecins du Monde France a redéployé dès les premiers jours ses activités pour apporter des secours aux victimes des inondations qui frappent le Pakistan depuis trois semaines. « Sur les rives de la rivière Kaboul, la grande majorité des habitations ont été totalement ou partiellement inondées et les structures de santé sont paralysées» rapportent nos équipes sur place, composées de près de 200 personnes dont la très grande majorité de Pakistanais.

Paris, vendredi 20 août 2010

Sept cliniques mobiles (consultations médicales curatives et préventives, vaccinations) ont été déployées dans la zone KPK, touchant un bassin de population de plus de 600 000 personnes. « Plus particulièrement, dans les districts de Nowshera, Charsadda et Kohat, très affectés par les inondations, chaque équipe mobile soigne par jour environ 250 patients souffrant principalement de maladies dermatologiques dues aux eaux contaminées et aux problèmes d’hygiène, de diarrhées ou d’infections respiratoires», rapporte Marc Van der Müllen, coordinateur de MdM sur le terrain.

Aujourd’hui, vendredi 20 août, MdM a également ouvert, en lien avec les autorités de santé, un centre de traitement des diarrhées dans la ville Kohat. Ce centre, d’une capacité de 40 lits d’hospitalisation, a pour objectif de couvrir les besoins de l’ensemble du district de Kohat. « La promiscuité, les eaux souillées et le non accès à l’eau potable étant des vecteurs de maladies intestinales, les cas de diarrhées ont doublé depuis le début des inondations», explique Marc Van der Müllen. « Dans le district de Kohat, pour la seule journée de mercredi, plus de 200 cas ont été recensés, dont plus de 30% nécessitant une hospitalisation, ce qui nous inquiète sur les risques de cas de choléra».

N’hésitez pas à revenir vers nous pour être mis en relation avec nos équipes sur le terrain.

Contacts presse :

Florence Priolet, Laure Antoine 01 44 92 14 31-15 23 / 06 09 17 35 59
infomdm@medecinsdumonde.net
www.medecinsdumonde.org

Précédents communiqués :

Médecins du Monde apporte des secours aux sinistrés dans le Nord-Ouest du pays

Paris, mercredi 11 août 2010

Les pluies torrentielles qui frappent le Pakistan depuis deux semaines ont entraîné de très fortes inondations dans l’ensemble du pays qui déplore des milliers de victimes et des millions de sinistrés et de personnes déplacées. Depuis un an, Médecins du Monde France intervient dans la zone du KPK (Kyber-Pakhtunkhwa, au Nord-ouest du pays) pour venir en aide aux populations déplacées par le conflit qui oppose les talibans et l’armée pakistanaise.

Sur place, nos équipes font état de dégâts très importants : les structures de santé sont endommagées ou détruites, de nombreux personnels de santé ont été eux-mêmes contraints de fuir les zones inondées. « Dans l’immédiat, le plus urgent est d’apporter aux sinistrés abris, eau potable et nourriture » explique Marc Tyrant, responsable de mission. L’eau souillée étant en effet un vecteur de maladies intestinales, les cas de diarrhées sont en forte augmentation. « Promiscuité, non accès à l’eau potable, toutes les conditions sont malheureusement réunies pour que se déclenche une épidémie de choléra » poursuit-il. « Dans le district de Kohat, nous avons recensé des dizaines de cas d’adultes et d’enfants présentant des cas de diarrhées aiguës, entraînant pour certains des déshydratations sévères ». Un centre de traitement des diarrhées va donc être mis en place en lien avec les autorités de santé.

Par ailleurs, Médecins du Monde France déploie depuis quelques jours des cliniques mobiles (consultations médicales curatives et préventives, vaccinations) sur trois sites des districts de Nowshera et de Charsadda, touchant un bassin de population de 50 000 personnes. « Nous rencontrons sur chaque site 300 personnes par jour dont beaucoup de femmes et d’enfants ; les cas de gastro-entérites sont très fréquents.»

Contacts presse :
Annabelle Quénet, Laure Antoine
01 44 92 14 32-15 23 / 06 09 17 35 59
infomdm@medecinsdumonde.net
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L’état d’alerte contre les inondations et les glissements de terrain, les crues des fleuves et des rivières a été déclenché vendredi 23 juillet 2010 dans 17 provinces du pays et à Santo Domingo, la capitale, en raison d’une violente tempête tropicale.

Le bilan est lourd : les violentes précipitations onentraîné l’évacuation de 31 815 personnes, mais déjà 23 000 personnes ont pu rentrer chez elles. 1 542 résidences sont encore endommagées, la plupart inondées (chiffres publiés par le Centre des opérations d’urgence (COE)). Aucun bilan ne fait encore état du nombre de blessés et de morts.

À San Luis, dans les bateys où l’équipe de Médecins du Monde Canada intervient, la situation est très préoccupante puisque les routes restent impraticables. Notre équipe travaille à l’organisation d’interventions sanitaires pour prévenir les épidémies (en particulier la leptospirose), en collaboration avec la direction de l’hôpital de San Luis. Le pays est déjà en proie à une sévère épidémie de dengue et à une recrudescence de cas de leptospirose.

À San Luis, la Dre Marie-Gessy Richard, coordonnatrice générale de Médecins du Monde Canada en République Dominicaine, Jorge Michel Medina, le coordonnateur logistique, et Jose Manuel Perez Heredia, le chauffeur, ont fait une mission d’évaluation, constatant que la pluie avait occasionné des débordements de canaux au niveau de certains quartiers, comme la Balsa, le quartier le plus affecté avec une centaine de familles sinistrées.

Les gens ont été logés provisoirement chez des parents et des amis.

La mairie a distribué quelques kits alimentaires aux sinistrés, mais il manque de l’eau, des aliments et des vêtements secs. Médecins du Monde Canada a demandé la distribution de kits d’hygiènes pour les femmes et les enfants et des médicaments en prévision des épidémies.

Les services d’urgence de l’hôpital de San Luis ont été inondés, les médecins ont dû abandonner la salle d’urgence pour utiliser la salle d’attente pour examiner et soigner les patients. La salle d’urgence est maintenant nettoyée et opérationnelle. Depuis samedi, les pluies auraient diminué d’intensité mais une nouvelle onde tropicale située à l’est de Puerto Rico se déplaçant vers l’ouest à une vitesse de  14km/h devrait toucher la République Dominicaine lundi soir.

(Crédits Photos : Marie-Gessy Richard)



MDM DEMANDE LA LEVÉE IMMÉDIATE DU BLOCUS

Paris, le 12 juin 2010.

Choqué par la violence qui a caractérisé l’arraisonnement de la flottille au large de Gaza le 31 mai, Médecins du Monde déplore la perte de vies humaines.
Cet événement pointe la situation critique engendrée par le blocus qui plonge depuis 3 ans un million et demi de Palestiniens dans une crise sanitaire et économique chronique.

Actuellement de nombreux traitements médicaux sont inaccessibles, à la fois à l’intérieur de la Bande de Gaza à cause du blocus et des pénuries qu’il engendre ; mais également à l’extérieur puisque le référencement des patients à l’étranger reste problématique à cause des restrictions de mouvements depuis et vers Gaza. Durant l’année 2009, 27 personnes sont décédées après avoir essuyé un refus de bénéficier de soins à l’extérieur1.

Outre les coupures d’électricités prolongées – entre 6h à 12h par jour- qui perturbent considérablement le fonctionnement des hôpitaux, notamment pour la machinerie médicale nécessaire en chirurgie ou pour la réfrigération des vaccins, certains types d’équipements médicaux restent indisponibles dans les structures de santé publiques. Egalement, 15 à 20% des médicaments essentiels sont régulièrement en rupture de stock2. C’est le cas aussi pour des médicaments nécessaires au traitement de certaines maladies chroniques, aux soins néo-natologiques, ou au traitement du cancer. « Et si il arrive que ces médicaments soient tout de même disponibles, c’est alors dans les structures privées qu’il faut les acheter. Or, ils sont vendus à un prix trop élevé pour la majorité des Gazaouis » explique l’équipe de Médecins du Monde en Palestine.

Le blocus en vigueur affecte également les ressources humaines médicales : dans l’impossibilité d’accéder à des formations médicales de qualité dans et à l’extérieur de la Bande de Gaza, les médecins Gazaouis ne peuvent pas bénéficier de formations continues et adaptées en particulier en chirurgie cardiovasculaire, chirurgie orthopédique, pédiatrique et neurochirurgie.

Au regard de ce manque constant de ressources, Médecins du Monde appelle à la levée du blocus sur Gaza, afin d’améliorer durablement les conditions de vie et de santé de ses habitants.

Contacts presse :
Annabelle Quénet, Florence Priolet : 00 33 (0)1 44 92 14 32-31 / 00 33 (0)6 09 17 35 59
infomdm@medecinsdumonde.net
www.medecinsdumonde.org

1 Source Organisation Mondiale de la Santé, WHO monthly report
2 Source Organisation Mondiale de la Santé, juin 2010



Des membres de l’aile jeunesse de Médecins du Monde Canada prévoient de faire l’ascension du plus haut sommet d’Afrique au cours du mois de juillet 2011.

Une expédition constituée de 10 à 15 étudiants en médecine, dont la majorité sont des membres actifs de l’organisation, devrait se rendre en Tanzanie afin de gravir le Mont Kilimandjaro et d’amasser des dons au profit du Projet Montréal de Médecins du Monde Canada. Les étudiants participants s’engageraient à défrayer une partie des coûts inhérents à l’expédition et à participer à de nombreuses collectes de fonds au cours de l’année 2010-2011. Plus d’informations dans les prochaines semaines.
>En savoir plus sur le Projet Montréal



S’appuyant sur son expérience professionnelle, le psychologue Pierre Létourneau dresse un aperçu de son travail avec les intervenants qui travaillent avec des clientèles fortement marginalisées et désaffiliées du système de santé. Bien souvent ces intervenants, la plupart personnel de santé, expriment le besoin d’avoir un support psychologique dans le contexte de leur travail. La supervision permet aux intervenants de s’exprimer sur leur travail avec une personne extérieure au contexte d’intervention. C’est un outil de prévention efficace qui permet de prévenir la fatigue de compassion et la traumatisation vicariante par la prise de parole.

Pour plus d’informations et se procurer L’intervenant : www.aitq.com

L’article résume l’atelier présenté lors du colloque de l’AITQ sur les dimensions humaines de l’intervention en dépendance tenu à Trois-Rivières du 25 au 28 octobre 2009.

Fondée en 1977, l’Association des intervenants en toxicomanie du Québec (AITQ) est un organisme sans but lucratif qui regroupe, à ce jour, plus de 350 membres individuels et une centaine d’organismes œuvrant en prévention ou offrant des services d’aide et de soutien, de thérapie ou de réadaptation. L’AITQ vise l’amélioration des services et des interventions en matière d’usage et d’abus des substances psychoactives et de jeu excessif. Elle a pour mission de regrouper les intervenants professionnels ou bénévoles, de favoriser l’implication de la communauté dans la prévention et le traitement de la toxicomanie, de faciliter les échanges entre les intervenants travaillant dans les différents secteurs, de favoriser l’acquisition de nouvelles connaissances dans le domaine de la toxicomanie. L’AITQ œuvre au carrefour de l’information nouvelle par son triple rôle de promoteur du développement et de l’amélioration de la qualité des services en toxicomanie, de conseiller et de chef de file. Elle dispense de nombreux services, diffuse de l’information, publie différents documents.



Depuis plus de dix ans, la lutte contre le VIH/sida constitue l’une des priorités d’intervention de Médecins du Monde. Or, au Canada, lors de la réforme scolaire de 2000, le cours Formation personnelle et sociale (FPS) a été aboli, privant ainsi les jeunes de niveau secondaire de l’information sur la santé sexuelle, sur les ITSS et sur la prévention.
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C’est pour combler cette lacune qu’en 2008, Médecins du Monde s’est allié à l’association étudiante Sexperts, afin d’intervenir auprès des étudiants des écoles secondaires sur les thèmes liés à une sexualité saine.

L’équipe Sexperts est un groupe formé d’étudiants en médecine de l’Université de Montréal et de l’Université McGill qui, de manière ludique, sensibilise les adolescents aux ITSS, et en particulier au VIH/sida.

Tout au long de l’année scolaire 2008-2009, plus de 900 jeunes ont été informés et sensibilisés. C’est pourquoi ce projet est reconduit pour l’année 2009-2010.
Le projet est appuyé financièrement par le Forum jeunesse de l’île de Montréal.